21/12/2012 fin du monde ou début d’un autre

21/12/2012 fin du monde ou début d'un autre - Olivier Fargin
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Depuis la nuit des temps, l’homme a toujours essayé de prédire la fin du monde. Il faut dire que l’humanité a traversé de nombreux cataclysmes, et il y en aura certainement beaucoup d’autres, à coup sûr. Mais toute la question est de savoir si le 21/12/2012 sera le dernier.

Les prophéties de mauvaises augures font rages depuis longtemps, mais curieusement, et quelques soit les époques d’où elles ont été émises, elles convergent presque toutes vers notre époque. Même si la coïncidence est fort troublante et certainement pas à prendre à la légère, il va sans dire qu’aucune ne précise le 21/12/2012.

Alors d’où vient cette date, et d’où vient cette prédiction de fin du monde ?

D'où vient cette prédiction de fin du monde ?

D’où vient cette prédiction de fin du monde ?

À en croire ce que nous voyons à la télévision et sur Internet, cette date vient du calendrier Maya. Mais ce qu’on oublie de nous dire, c’est que cette date ne fait pas l’unanimité auprès des spécialistes du sujet. Par exemple, Carl Johan Calleman fixe la fin du calendrier au 28/10/2011. On serait tenté d’affirmer qu’il avait tort puisqu’il ne s’est rien passé.

Mais se passera-t-il pour autant quelque chose le 21/12/2012 ?

Il faut dire que le choix de cette date semble idéale, voir à la limite, trop idéale. Cela correspond précisément au solstice d’hivers et à un alignement galactique qui n’a lieu que tous les 25 000 ans. De plus, cela correspondra au pic d’activité du soleil, qui s’étale sur des cycles de 11 ans.

Solstice d'hivers et alignement galactique, une date de fin du monde idéale

Solstice d’hivers et alignement galactique, une date de fin du monde idéale

Cependant, il faut bien comprendre une chose, il existe deux types de calendrier.

Dans la Grèce antique, notre calendrier classique était ce qu’on appelait le calendrier de Kronos. Il fixe une notion de temps arbitraire, qui correspond à une notion de temps mesurable, identique pour tout le monde et qui se déroule de façon linéaire.

Mais il existait un autre type de calendrier, celui de Kairos, que nous n’utilisons plus. Il était appelé « calendrier du moment opportun« .

Il décrivait des enchaînements d’événements se déclenchant dans une sorte de synchronisation idéale. L’unité de mesure n’est plus le temps classique (heure, jour, mois et année), mais le moment où les évènements sont prêts à se déclencher.

Le temps de Kairos : l'occasion opportune

Le temps de Kairos : l’occasion opportune

Extrait de la définition donnée dans Wikipédia :

« Le Kairos est le temps de l’occasion opportune. Il qualifie un moment, en mathématiques on pourrait dire un point d’inflexion, comme en physique un moment de rupture dans un sens ou dans un autre à partir d’un barycentre par nature toujours en mouvement.

Dans le langage courant, on parlerait de point de basculement décisif.

Le Kairos, une dimension du temps n’ayant rien à voir avec la notion linéaire Chronos (temps physique), pourrait être considérée comme une autre dimension du temps créant de la profondeur dans l’instant. Une porte sur une autre perception de l’univers, de l’événement, de soi. Une notion immatérielle du temps mesurée non pas par la montre, mais par le ressenti. »

Cette notion de temps est bien évidemment celle qui correspond le mieux au fonctionnement de la nature, et qui était certainement utilisée dans le calendrier Maya.

Pourquoi cette évidence ? Car le calendrier Maya décrit des évènements qui s’enchaînent et qui dépendent les uns des autres dans une structure qui met en évidence le point de basculement, ou de passage d’un « Inframonde » à l’autre.

Point de basculement d’un Inframonde à l’autre

Point de basculement d’un Inframonde à l’autre

Dans ces conditions, comment peut-on envisager concrètement de faire coïncider un modèle de temps classique (celui de Kronos) sur un modèle de temps de l’occasion opportune (celui de Kairos), pour trouver la date précise de la fin du calendrier Maya ?

C’est comme si on essayait de calculer le moment exact (à la minute près), de la fin d’une fleur (dernière pétale tombée au sol), à partir de la date, l’heure et la minute précise où la graine a été planté ! Par contre, on pourra connaître toutes les phases de son développement, des conditions qui vont favoriser ou freiner sa croissance, en tenant compte bien évidement du climat et des saisons. Mais jamais (en tout cas dans l’état actuel de nos connaissances) nous ne pourront calculer une date précise, il y a bien trop de paramètres à prendre en compte. Par contre, il est évident que la fleur s’éteindra un jour, au moment opportun.

C’est de cette façon que fonctionne le calendrier Maya.

Une autre question se pose maintenant. Que décrit le calendrier Maya, et surtout, à quoi correspond son aboutissement ? À la fin du monde ?

Encore une fois, nous allons voir qu’il s’agit vraisemblablement d’une erreur d’interprétation, qui a pu être commis par les Maya eux même. Il ne faut pas oublier que la plus part de leurs connaissances venait des Olmèques (une civilisation encore plus ancienne).

Le calendrier Maya : un plan d’évolution de la conscience

Le calendrier Maya : un plan d’évolution de la conscience

La majorité des spécialistes qui ont réellement étudié le contenu du calendrier Maya sont presque tous arrivées à la conclusion qu’il s’agissait en fait d’un plan d’évolution de la conscience. Les différentes phases, les zones de basculement et les points d’appuis pour élaborer les différentes étapes successives, correspondent à une construction de la conscience. Le point culminant n’est pas la destruction, mais la création d’une nouvelle conscience collective, peut être même l’aboutissement ultime de l’évolution physique.

(Voir article : Calendrier Maya, un plan d’évolution de la conscience)

Le I-Ching n’est pas un calendrier, et pourtant, Terrence MacKena a réussit à trouver une structure cohérente qui correspond à l’enchaînement d’évènements majeurs tout à faire réels, et qui ont pu même prédire la crise financière mondiale de 2008.

Le I-Ching est un outil extraordinaire

Le I-Ching est un outil extraordinaire

Le I-Ching est un outil extraordinaire. On pose une question, puis on tire au hasard un des 64 symboles, par un jeu subtile de 6 tirages correspondant chacun à 3 piles ou faces, et on obtient miraculeusement une réponse toujours adaptée à la situation.

Certains prétendent que les réponses sont tellement floues, qu’elles peuvent être interprétées dans tous les sens (c’est ce qui se passe quand on ne voit que la surface des choses), d’autres sont persuadés que le I-Ching cache une sorte de plan structuré qui favorise notre évolution.

Cette structure découverte dans le I-Ching fonctionne également sur temps de Kairos, et son aboutissement est parfaitement cohérent avec celui du calendrier Maya.

Alors fin du monde ou début d’un nouveau ?

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Livre - Calendrier Maya - Carl Johan Calleman

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Livre - Yi Jing Le livre des changements - JD Javary

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Une Réponse

  1. Un magnifique blog, riche, pertinent et… de bel horizon. Merci, et bonne suite!!!

    15 février 2013 à 19 h 38 min

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