Archives de juin, 2011

La langue Matrice des origines

Les langues du monde entier évoluent constamment. Certains langages fusionnent en un seul, alors que certains autres sont à l’origine d’une multitude. Les mots et les expressions se transforment en permanence, en fonction des cultures et des évolutions technologiques. Il y aurait aujourd’hui environ 6 700 langues parlées dans le monde. Les 74 premières langues de l’humanité sont parlées par 94 % des habitants de la planète. Ces 74 langues représentent seulement 1 % des langues de la planète, et 6 % de l’humanité se partage donc 99 % des langues restantes. Nous savons comment sont apparut ces 74 langues. Elles viennent de langues anciennes, qu’on appel les langues mortes. Les plus anciennes connues sont entre autre, le Balto-Slavic, le Celtic, le Germanic, l’Italic, l’Hellenic, l’Anatolian, l’Indo-Iranian, et seulement pour les langues Indo-Européennes.

Evolution des langues Proto-Indo-Européan

Et c’est la même chose pour tous les autres continents du monde. Les spécialistes ont réussit à remonter jusqu’à la langue racine, ou protolangue, de chaque famille sur l’ensemble de notre planète. Ils en ont trouvé 12 ! Quelle synchronicité extraordinaire ! Rappelons-nous que Moïse a constitué 12 tribus d’Israël, représentées par les 12 pierres du pectoral d’Aaron, pour fonder un nouveau royaume (Mais c’est peut être une coïncidence !). (Voir Article : Pierres magiques, pouvoirs divins ou technologie)

Les 12 familles de langue ou Proto-langage à l’origine des 6700 langues du monde

D’après les scientifiques, ces 12 familles n’ont aucun lien entre elles. Mais quelques rares chercheurs très controversés, pensent qu’il pourrait exister un langage commun encore plus ancien, la langue mère ou langue matrice d’où tout serait partit. Seulement voilà, les 12 Protolangues sont déjà estimées à une apparition vers 5000 ans avant JC. Etant donnée le temps nécessaire pour qu’une langue primitive prenne vie (sans oublier qu’elle doit faire le tour du monde pour faire germer les 12 Protolangues), cela sous entendrait que la langue matrice daterait d’au moins 10 000 ans avant JC, ce qui est inconcevable pour les garants de notre histoire officielle. Bref, la chronologie ne colle pas, et pourtant.

Existe-t-il une langue mère ou matrice à l’origine de toutes les langues ?

L’auteur Anton Parks, spécialisé dans les romans sur la mythologie Sumérienne, présente une théorie tout à fait convaincante, je dirais même presque évidente (Aux vues des exemples ci-dessous). D’après lui, les Sumériens utiliseraient une langue matrice, la langue des dieux ou l’Emesa (langue femelle), avec laquelle entre autre, fut confectionné l’Emenita (Langue mâle), c’est-à-dire le Sumérien. Cette langue matrice serait à l’origine de toutes les langues du mondes. Mais inutile de faire de long discourt pour s’en convaincre. Il suffit de regarder les exemples de traduction, ci-dessous, pour s’apercevoir qu’il existe un lien entre certains mots traduits dans différentes langues ne venant pas de la même Protolangue (Quand les mots sont traduits en Sumérien).

Emesa, la langue matrice des dieux Sumériens

Un exemple pour commencer ; Jérusalem se dit Urasalîm en Mésopotamie. Quand on le traduit en Sumérien (Langue matrice), on obtient URU-SA-LIM, ce qui signifie « Le toit de la faveur divine ». Voici maintenant 3 autres exemples, avec ROI, FEMME et RELIGION, mais avec leurs traductions dans d’autres langues, sans commentaires… Roi, Malik (Arabe), MA-LIK (Sumérien), signifie « Le prince qui établit » Roi, Regis ou Egis (Latin), RE-GIS ou E-GIS (Sumérien), signifie « Celui au sceptre qui guide » ou « Celui au sceptre qui parle » Roi, Elwa (Gabon, Zaïr, Congo, Sud du Cameroun), EL-WA (Sumérien), signifie « L’élevé qui offre » Roi, Melek (Hébreux), MEL-EG (Sumérien), signifie « Celui dont la voix ordonne » Roi, Kokuô (Japonais), KUKU-U (Sumérien), signifie « L’ancien à charge » Roi, Pasha (Kurde), PA-SA (Sumérien), signifie « Le bon qui déclare ou conjure » Femme, Muto (Cameroun, Estuaire du Wuri), MU-TU (Sumérien), signifie « Celle qui fait pousser le nouveau né » ou « La femelle qui enfante ou engendre » Femme, Wanita (Indonésien), WA-NI-TA (Sumérien), signifie « Celle qui donne la nature du corps » ou « Celle qui offre le caractère de l’homme » ou « celle qui offre un type de puissance » Femme, Wuarmi (Quechu, Péru, Bolivie), WU-AR-MI (Sumérien), signifie « Celle dont l’entendement nous éclaire » ou « Celle dont l’entendement marque les destins » Femme, Sèt ou Zet (Egyptien), SE-ET ou ZE-ET (Sumérien), signifie « Celle qui est à côté du petit » ou « La force de la vie » Femme, Guïn (Arménien), GU-IN (Sumérien), signifie « La sœur-nourrice » ou « La dame aux offrandes alimentaires » Femme, Tumasi (Indien Hopi de l’Arizona ancien), TUM-A-SI (Sumérien), signifie « Celle dont le travail fabrique le petit » ou « Celle dont l’action donne la force » Femme, Wu’uti (Indien Hopi de l’Arizona courant), WU-U-TI (Sumérien), signifie « Celle à la plante de l’entendement et de la vie » ou « Celle à la nourriture de la vie et de l’entendement » Femme, Ishsha (Dans la Bible, la genèse), IS-SA (Sumérien), signifie « Le cœur de l’ancêtre » ou « La matrice de l’ancêtre » ou « Celle des entrailles de l’ancêtre » Religion, Religio (Latin), RE-LI-GI-U (Sumérien), signifie « Ce qui accompagne les tablettes d’apprentissage des moutons » ou « Les tablettes d’apprentissage qui guident les moutons » Religion, Aldîn (Arabe), AL-DI-IN (Sumérien), signifie « La représentation de la sévère condamnation » Religion, Dzungjyau (Chinois), HUN-GA-U (Sumérien), signifie « Ce qui diminue ou met au repos les moutons » Religion, Shukyô (Japonais), SU-KI-U (Sumérien), signifie « Le contrôle de la terre en sommeil » ou « Le contrôle de la totalité de la terre » ou « Le contrôle de la terre des moutons » Religion, Dat (Hébreux), DA-AT (Sumérien), signifie « La puissance du père » ou « La proximité de la puissance paternelle » ou « La puissance paternelle qui cerne ou en cercle » Religion, Wiimi (Indien Hopi de l’Arizona), WI-IM-I (Sumérien), signifie « L’entendement qui domine l’argileux (c’est-à-dire l’homme) » (Voir Article : Tablettes de Kharsag : Légendes ou réalité)

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Graine, Fleur et Arbre de Vie

La fleur de vie est un symbole très ancien. On ne connaît pas réellement la période de son apparition, mais on la retrouve dans beaucoup de cultures différentes. Les valeurs qu’elle véhicule ont la particularité de mêler aussi bien la géométrie sacrée, que les mathématiques et l’ésotérisme, ainsi que l’origine de la vie et du divin. A une époque où nous cherchons tous à unifier tous les contraires, la fleur de vie, à elle seul, réunit peut être la science et la spiritualité, en un tout cohérent et harmonieux.

La fleur de vie (Les Volumes d’Or, Planches d’émission de Géométrie Sacrée, Dominique Coquelle, Edt Trajectoire)

Sans trop grande surprise, c’est en Mésopotamie qu’on la retrouve pour la première fois, mais la plus ancienne représentation se trouve en Egypte dans trois temples à Abydos en hommage à Osiris.

(Voir Article : Osireion, temple de Séthi 1er)

C’est sur l’un des plus vieux murs d’Egypte, au milieu des ruines d’un temple de presque 6 000 ans, parmi les roseaux, qu’est gravé sur un pilier, ce dessin géométrique sacré.

Fleur de vie gravée sur le pilier d’un temple en hommage à Osiris, à Abydos, en Egypte

Il y a d’ailleurs d’autres dessins reliés à la fleur de vie, sur la même dalle de granite, comme par exemple, la graine de vie, qui est en quelque sorte le cœur de la fleur de vie.

La graine de vie, au cœur de la fleur de vie

Au centre de la graine de vie, il y a l’œuf de vie. Ce dernier symbole a été retrouvé sur la tombe d’un chevalier du temple, dans la cathédral St Magnus à Kirkwall, au nord de l’Angleterre.

L’œuf de vie, retrouvé sur la tombe d’un chevalier du temple

La fleur de vie est également représentée plus couramment en Turquie, ce qui n’est pas vraiment étonnant de part son héritage de la Mésopotamie.

Fleur de vie en Turquie

Par contre, là où il parait plus surprenant de la trouver, c’est en Inde, à Amistar, et en Chine.

Fleur de vie en Inde, à Amistar

Plus proche de nous, il semblerait que Léonard de Vinci se soit intéressé de très près à la fleur de vie, d’un point vue mathématiques, mais aussi structurel.  Il est bien probable qu’il est trouvé dans ce symbole antédiluvien, les clés d’une matrice de vie, cachant les secrets d’une science oubliées, qui cherche à s’unifier à la spiritualité. Il s’en est d’ailleurs largement inspiré pour construire les bases de beaucoup de ses inventions et expérimenter les notions de proportions d’Or.

(Voir Article : L’harmonie d’Or)

Travaux de Léonard de Vinci sur la fleur de vie

Dans son livre « L’ancien secret de la fleur de vie », Drunvalo Melchizédek met en relation la construction de la fleur de vie, avec les écrits sacré de la Genèse, venant de la Bible, mais également d’autres textes racontant l’origine de la création.

Au commencement, il est souvent dit que Dieu se projette dans 6 directions, jusqu’au limite de son royaume, pour commencer sa création. Il est dit également, qu’il créa le monde en 6 jours, car le 7ème correspond au repos bien mérité. « Au commencement, il y en avait six »

(Voir Article : Champs de Synchronicité)

Les différentes étapes de construction de la Graine de vie, correspondent étrangement à ce récit. En Egypte, l’école de mystère enseignait l’art de la méditation en se concentrant sur ce principe créateur. Le disciple se plaçait au milieu d’une pièce entièrement noire, et devrait projeter par son esprit, les 7 sphères de lumières. Ce procédé était sensé énergiser le corps de lumière (ou le BA, l’âme pour les Egyptiens).

Les deux premiers jours de la Genèse (Construction de la fleur de vie)

A chaque étape, les informations symboliques délivrées par le croissement successif des sphères, apportent les lumières de la connaissance, d’une façon exponentielle à chaque étape. Il est intéressant de préciser que cette fameuse intersection pourrait être justement à l’origine de la lumière, elle est appelée le Vesica piscis, et elle correspond au premier jour de la création.

En effet, on ne peut que remarquer sa forme d’œil, ainsi que sa forme de lentille, qui concentre les rayons de la lumière. Mais, « Vesica piscis » veut dire littéralement en latin le corps du poisson, qui est associé au Christ, et à sa lumière divine.

Ce symbole mystique désignait l’intersection du monde divin et du monde matériel, et le commencement de la création.  Il est largement employé dans le symbolisme pour représenter la rencontre du Dieu et de la Déesse, le vagin de la déesse, une des formes couvrant l’Arbre de Vie, ainsi que la description géométrique des racines carrées et des proportions harmoniques d’Or.

La Graine de vie ; la Genèse

La Graine de vie représente, en quelque sorte, la genèse. Si nous continuons à développer d’autres cercles autour de cette graine, nous obtenons la fleur de vie. Mais au cœur de cette fleur nous retrouvons également un autre symbole sacré : l’Arbre de vie de la Kabbale.

L’arbre dans la fleur de vie

La tradition veut que l’Arbre de vie Kabbalistique tienne son origine des juifs ou des Hébreux, mais cette intégration parfaite dans la fleur de vie pourrait supposer que son origine est largement plus ancienne. De plus, les connaissances véhiculées dans l’arbre de vie sont de toute évidence en relation avec les structures qui accompagnent la graine puis la fleur de vie.

Pour inscrire cet arbre dans la fleur, il faut 13 cercles. Il est intéressant de noter que le chiffre 13 est très important chez les Maya, et notamment dans leur fameux calendrier, qui compte 13 ciels pour aboutir à l’achèvement de la création, soit 7 jours et 6 nuits.

(Voir Article : 2012, la fin de quoi ? )

Toujours en extrapolant, on pourrait imaginer que l’Arbre de vie est la forme abouti de la création, emmagasinant toutes les savoirs accumulées, depuis la création du Vesica piscis, au premier jour, et multipliant ainsi les connaissances à chaque nouvelle sphères (De 1 à 13).

Et c’est peut être pour cette raison, que les mystères, traditions et magies qui tournent autour de la kabbale, sont entièrement basées sur les enseignements de l’arbre de vie, dont nous ne comprenons finalement, qu’une infime partie.


Tablettes de Kharsag : Légendes ou réalité

Les tablettes Sumériennes de Kharsag ont été découvertes en Irak à Nippur, au 19ème siècle. Ces tablettes datent d’au moins 3 000 ans avant JC, et racontent des évènements beaucoup plus anciens, qu’il serait très difficile à dater. Cependant, il est fait mention, d’une façon très claire, que la colonie en question est matriarcale, autour de sa très respectée Reine/Déesse Ninmah ou Ninkharsag. Nous savons que la mythologie sumérienne est patriarcale lorsqu’on se rapproche des premières dynasties Égyptiennes, mais plus nous remontons dans le temps, plus nous rencontrons des modèles matriarcaux, ce qui peut nous renvoyer bien avant 5 000 ou même 10 000 ans avant JC.

Ninmah ou Ninkharsag « Déesse de Kharsag »

Christian O’Brien et sa femme ont traduit ces textes en 1985, et curieusement, leurs contenus sont restés dans l’ombre, volontairement ou pas, ignorés et « boudés » des recherches archéologiques officielles, relégués au rang de simple folklore ou légende mésopotamienne. Hors, ce que racontent ces petits morceaux d’argile pourraient bien être à l’origine de l’humanité.

La cité céleste des dieux

Les tablettes de Kharsag racontent que Ninmah, la déesse des lieux, déclare qu’elle allait faire édifier en hauteur, une maison éclatante pour sa colonie, et qu’elle serait entourée d’un jardin merveilleux, d’un Eden parfait, avec de grands arbres, et un verger qui produirait des fruits, le tout irrigué par un vaste système de barrage et d’aménagement des cours d’eaux. Pour faire vivre la colonie, et pour le bien être des Anunna (les grands maîtres), qui devaient arriver prochainement, Ninmah enrôlera de la main d’œuvre pour les plantations et domestiquera une race inférieure, proche des animaux, comme esclave, pour assurer un bon rendement de nourriture.

La colonie de Kharsag maîtrisait les systèmes d’irrigation et de retenu d’eau

Extrait de la tablette 1 de Kharsag :

« Ils se tournèrent (vers elle) lorsqu’elle se leva pour soutenir son projet. Elle (Ninmah) parla d’une manière exacerbée, elle s’exprima franchement : ‘avec cet aménagement apparaîtra la prospérité ; un réservoir clos – un piège d’eau – devra être installé. La bonne terre regorge d’eau et grâce à l’élément liquide, la nourriture sera abondante. Cet Eden parfait rempli d’eau devra être irrigué par un cours d’eau en cascade…

Ninkharsag (Ninmah) s’exprima : Elle parla de l’édification d’une maison éclatante tout en haut sur le rocher. […] La Dame Serpent avait parlé à travers des larmes… Elle évoqua son entrepôt ; elle parla de sa maison et de son jardin, du caractère prometteur de sa maison placée en hauteur. Elle parla de l’enceinte irriguée, de la construction de routes, d’un bâtiment de maternité pour les mères et son emplacement en hauteur. Elle ordonna de créer un jardin arrosé – avec de grands arbres ; elle dit d’examiner le sol pour les aliments. Elle évoqua la colonie ensoleillée et irriguée ; la radieuse colonie cultivée et son avenir …

An parla de la Mère – la Dame brillante -, notre loyale reine. Il disait qu’il ne souhaitait pas s’attarder sur sa splendide intelligence ou sa sage bonté. Il voulait juste évoquer la femme qui avait tellement développé la production par l’irrigation des hauteurs à partir des cours d’eau divisés. L’administratrice qui avait augmenté la récolte des vergers – notre reine qui avait triplé la production des fruits.

L’ordonnance du Grand Conseil avait décrété de s’installer dans le petit sanctuaire élevé et d’ériger le grand barrage débordant d’eau… »

Jardin ou plantation de la déesse Ninmah

KHAR-SAG peut se traduire de 3 façons en Sumérien ; « Le sommet encerclé », « l’enceinte principale » ou « la meule principale ». Curieusement, le terme turc KARA-DAG signifie « Montagne noire » ou « Montagne terre ». En Turquie, beaucoup de grandes montagnes portent ce nom, ce qui est logique si on considère que KHAR-SAG, la montagne des dieux Sumériens, aurait pu donner son nom à KARA-DAG. Anton Parks (Auteur du testament de la vierge) est persuadé que ce lieu se trouve précisément dans les montagnes Turc.

Plusieurs choses sont étonnantes dans ce texte cunéiforme.

Si, comme on le suppose, les évènements décrits ici sont très anciens, antérieure à 5 000 ans avant JC, on peut être surpris de la maîtrise des systèmes d’irrigation, d’un barrage, de la production agricole, des routes et de bâtiments médicaux pour les naissances. On frôle l’anachronisme !

Un autre point saute aux yeux, c’est la création d’un jardin parfait, avec de grands arbres, on parle « d’EDEN parfait », il y aurait-il un lien avec l’Eden de la Bible ?

D’autres tablettes sumériennes parlent des évènements de la genèse.

(Voir Article : Sumer, sources des mythes et légendes du monde)

Le jardin d’Eden

Le mot EDEN ou EDIN, en Sumérien signifie « une plaine » ou « une steppe ». Les 2 mots ont d’ailleurs le même symbole archaïque. Ici, il désigne le jardin, ou plutôt les plantations de la déesse Ninkharsag (Ninmah). Trois fois, dans le texte, il est précisé que la maison de Ninmah est en hauteur.

Si on résume, deux lieux significatifs semblent émerger ; l’Eden (jardin) de Ninmah, placé en hauteur, sur la montagne de Kharsag ou Dukug (Montagne des dieux), surplombant l’Edin (Plaine Mésopotamienne).

Position de la colonie de Kharsag dans les montagnes Turcs de Taurus (d’après Gerry Zeitlin et Anton Parks)

Enfin, il est évident que la déesse à énormément d’influence, et qu’elle est très respectée, mais elle n’est pas seule à décider. Ce n’est pas non plus An, l’une des plus grandes divinités de la mythologie Sumérienne, qui ordonne, mais un Grand Conseil, certainement un ensemble d’autres divinités.

On est loin des mythologies patriarcales bien connu, où un seul dieu décide. Nous avons ici un véritable conseil des sages, preuve d’une colonie très organisée.

Voici la suite sur la deuxième tablette, qui est encore plus surprenant.

Extrait de la tablette 2 de Kharsag :

« A Kharsag, là où le Ciel et la Terre se sont rencontrés, l’Assemblée céleste, les Grands fils d’An – les nombreux ‘êtres sages’ – sont descendus … De leur côté, les Anunna, les Grands Maîtres, n’étaient pas encore arrivées – le grain Shesh de trente jours n’existait pas encore – le grain Shesh de cinquante jours n’existait pas encore … Les humains n’avaient pas encore appris comment manger et comment dormir, ils n’avaient pas appris à faire des vêtements ou des demeures permanentes. L’humanité rampait dans ses demeures à quatre pattes : elle mangeait de l’herbe avec sa bouche comme des moutons ; elle buvait de l’eau pluviale des ruisseaux … Les Anunna, dans leurs demeures lumineuses, dans leur enceinte spacieuse, mangeaient […] et buvaient abondamment, mais n’étaient pas contents. En raison du [manque] d’abondance de nourriture de l’enceinte spacieuse, ils ont pris la décision favorable que l’espèce humaine devait être élevée à un endroit équivalent […]. »

Ea (Enki) faisant partie de l’assemblée céleste, des Grands fils d’An

On apprend ici, que l’assemblée céleste est composée de la descendance divine du grand An, et qu’ils sont nombreux à être descendus du ciel. Ninmah et An font certainement partie des hautes sphères de ce prestigieux conseil, mais pas les Anunna, qui sont quand même considéré comme des Grands maîtres malgré tout, et qui ont un pouvoir évident de décision sur l’espèce humaine.

L’humanité est présentée rampant à quatre pattes, sans vêtements, mangeant et buvant comme des animaux colonisés, corvéable à souhait. Et bien, en Sumérien, « animaux » ce traduit par A-DAM ! Incroyable non ? A-DAM signifie également « colonisation » et sa forme verbale est « infliger ». Ce mot désigne le plus souvent les troupeaux de bêtes en général. Le lien avec le mot utilisé dans la Bible est de plus en plus troublant.

Humains capturés par les Ananna – Fragment de l’une des tablettes de Kharsag

Viens ensuite la déportation de l’espèce humaine dans un endroit mieux adapté, pour mieux les élever, qui pourrait correspondre avec le fait qu’ADAM et EVE sont chassés de l’Eden par le Dieu de la Bible. Chassé, mais surveillé, probablement en EDIN, dans la plaine Mésopotamienne, surplombé par le Kharsag (la montagne des dieux).

Extrait d’une autre tablette sumérienne « La liste royale de Lagas »

« Afin de creuser les canaux, de nettoyer les rigoles pour irriguer la vaste Edin, pour qu’une eau abondante se répande pour arroser prés et champs, les dieux mirent à la disposition des Hommes pioches, bêches, le panier et la charrue qui animent Kalam (le pays de Sumer). Alors les Hommes se mirent à faire croître le grain. »

Banquet en l’honneur des dieux sumériens

Extrait d’une autre tablette sumérienne « Prière pour la reconstruction d’un temple »

« Lorsque Anu, Enlil et Ea (Enki) eurent une première idée du Ciel et de la Terre, ils trouvèrent un moyen habile de pourvoir à la subsistance des dieux : Ils se préparèrent dans le pays une demeure agréable et les dieux installèrent en cette demeure, leur temple principal. Puis ils remirent au Roi (Roi des Humains) le soin de leur assurer des revenus réguliers de choix et pour le banquet des Dieux, ils établirent l’obligation alimentaire ! Les dieux affectionnaient cette demeure. Ainsi ont-ils institué leur mainmise sur ce qui est devenu le pays principal de l’humanité »

On retrouve là encore, la punition donnée à l’humanité (dans la Bible), où les hommes devront travailler à la sueur de leur front, pour nourrir la [divine] famille (l’assemblée céleste des dieux). A noter que l’obligation alimentaire existe dans toutes les religions, la fameuse « Dîme ».