Articles tagués “Mythologie Sumérienne

Les racines de nos souffrances

Les racines de nos souffrances - Olivier Fargin
***
(suite…)

Publicités

La quête de l’immortalité

En Égypte, Les Pharaons étaient considérés comme des dieux ou des demi-dieux. Ils étaient préparés toute leur vie, dans le but de franchir les portes de la Douât (monde des morts ou de l’au-delà), puis à être guidés pour ne pas succomber au sort des mortels. Ce défit à la mort se retrouve inévitablement chez les Grecs, mais d’une façon bien plus prononcée. C’est d’ailleurs eux qui ont donné naissance à cette mode de « quête d’immortalité« .

Ramsès II – Détail de la façade d’Abou Simbel

En effet, dans la mythologie Grec, les dieux étaient considérés comme immortel. Ils aimaient jouer et côtoyer les humains jusqu’à même s’accoupler avec eux. De leurs unions, naquirent des demi-dieux qui perdirent un peu de leur éternité. Eux-mêmes eurent des enfants de dieux ou d’humains, si bien que la durée de vie de ces êtres hybrides se mesurait par le taux de sang divin, autrement dit, par leur lien de parenté avec les dieux de l’éternité. Tous les demi-dieux, quelque soit leur pourcentage de sang divin, cherchèrent frénétiquement à augmenter leur espérance de vie, afin de se rapprocher le plus possible de leurs illustres ancêtres. Depuis ce moment, et jusqu’à nos jours, l’humanité cherche à copier la quête d’immortalité des demi-dieux.

Les grands Dieux Grecs enfantèrent énormément de demi-dieux

Alexandre le Grand pensait que son vrai père était un Dieu Egyptien ou un Pharaon demi-dieu, et à travers ses conquêtes extraordinaires, il est fort probable qu’il ait cherché toute sa vie les secrets qui le mèneraient à l’immortalité, en Égypte, en Mésopotamie et jusqu’en Inde.

Triomphe d’Alexandre le Grand à Babylone

On retrouve de nombreuses histoires similaires bien avant les Grec, en Egypte et chez les Sumériens. La Bible également
en parle
, d’une façon plus discrète. Certains passages (voir des livres entiers) ont été purement et simplement écartés des versions officielles, car ils affaiblissaient l’image de la divinité, et n’étaient plus conforme au Christianisme monothéisme naissant.

Extrait de la Bible, Chapitre 6 de la Genèse (juste avant l’épisode du déluge) :

« … quand les Adam commencèrent à se multiplier
Sur la face de la terre
Et que des filles leur furent nées,
Que les fils des Elohim [divinités]
Virent les filles des hommes,
Qu’elles étaient belles,
Et ils prirent des femmes
D’entre toutes celles qu’ils choisirent.

Il y avait des Nephilims [Anges ou descendant des dieux] sur terre
En ces jours-là, et aussi après,
Lorsque les fils des Elohim
Vinrent vers les filles de l’Adam,
Et elles leur enfantèrent des enfants… »

Tablette de l’épopée de Gilgamesh

L’épopée Sumérienne de Gilgamesh, raconte, sur une tablette cunéiforme, une quête vers l’immortalité. Gilgamesh est le cinquième roi (peut-être légendaire) de la première dynastie d’Uruk (généralement datée de l’époque protodynastique III, vers 2600 avant JC). Traditionnellement, c’est un demi-dieu, de deux tiers humain et d’un tiers divin. La liste royale Sumérienne lui attribue 126 ans de règne. Ce sang sacré qui coule dans ses veines, lui permet d’ailleurs d’entrer dans le domaine des dieux, interdit aux humains.

Il descendit dans les entrailles de la terre et y rencontra un autre demi-dieu Uta-Napishtim, qui lui raconte l’histoire du déluge, comme s’il l’avait vécu en temps que Noé. Dans la Bible, Noé vécu jusqu’à l’âge de 950 ans. Gilgameh lui demande les secrets de l’immortalité. Au moment de partir, Uta-Napishtim lui révèle l’existence d’une plante de jouvence.

Gilgamesh, cinquième roi de la première dynastie d’Uruk (protodynastique III, vers 2600 avant JC).

(Voir article : Sumer, sources des mythes et légendes du monde )

Dans toute l’histoire de l’humanité, on ne compte plus les chercheurs de l’éternelle jeunesse. On parle, entre autre, de fontaine de jouvence, de Mfkzt chez les Pharaons, d’Ormus ou d’élixir des philosophes au moyen âge, et de l’arbre de vie dans la Kabbale et dans la Bible. N’oublions pas également les Alchimistes, qui, sous le couvert de chercher à transformer le plomb en Or, cherchent en fait une transmutation de l’état de mortel vers un état de divinité, et donc d’immortalité. D’où la confusion sur la fonction de la pierre philosophale.

Le phénix, symbole de l’immortalité, en lien avec la pierre philosophale

(Voir article : Pierre Feu Or et Eternité )

Dans la Bible, il est clairement dit que l’immortalité à été finalement refusée à l’homme, se qui sous entend que les dieux ont cette faculté.

Extrait de la Bible, Chapitre 3 de la Genèse, verset 22 :

« L’Éternel Dieu dit: Voici, l’homme est devenu comme l’un de nous, pour la connaissance du bien et du mal. Empêchons-le maintenant d’avancer sa main, de prendre de l’arbre de vie, d’en manger, et de vivre éternellement. »

La plupart des grands patriarches de la Bible ont une longévité incroyable, ce qui a contribué à développer des thèses de toutes sortes sur une codification ou symbolique cachée autour de leur durée de vie. Voici quelques exemples :

Moïse vécu 120 ans
Aaron (son frère) vécu 123 ans
Abraham vécu 175 ans
Enoch vécu 365 ans
Adam vécu 930 ans

Plus on va dans le passé, et plus les Patriarches ont vécu longtemps. On retrouve également cette constante dans la liste Royale Sumérienne définit par Bérose, dit Bérose le Chaldéen, un prêtre Chaldéen astronome, mais aussi historien du IIIè siècle av. JC, né à Babylone.

Cette liste n’a jamais été remise en cause par les archéologues de notre époque, car les évènements et découvertes de l’histoire concordent. Seul grain de sable, la durée de règne des personnages.

La liste Royale Sumérienne

Extrait du début de la liste Royale Sumérienne :

« Après que la royauté descendit du ciel, elle alla à Eridug. À Eridug, Alulim devint roi pour un règne de 28800 ans. »

Alulim de Eridug / Eridu : 28800 ans (8 sars)
Alalgar de Eridug / Eridu : 36000 ans (10 sars)
En-Men-Lu-Ana de Bad-Tibira : 43200 ans (12 sars)
En-Men-Gal-Ana de Bad-Tibira : 28800 ans (8 sars)
Dumuzid de Bad-Tibira : 36000 ans (10 sars)
En-Sipad-Zid-Ana de Larak / Larag : 28800 ans (8 sars)
En-Men-Dur-Ana de Sippar / Zimbir : 21000 ans (5 sars et 5 ners)
Ubara-Tutu de Shuruppak / Curuppag : 18600 ans (5 sars et 1 ner)
Ziusudra de Shuruppak : 36000 ans

« Après le Déluge la royauté passa à Kish »

Jushur de Kish: 1200 ans
Kullassina-bel de Kish : 960 ans
Nangishlishma de Kish : 670 ans
En-Tarah-Ana de Kish : 420 ans
Babum de Kish : 300 ans
Puannum de Kish : 840 ans
Kalibum de Kish : 960 ans
Kalumum de Kish : 840 ans
Zuqaqip de Kish : 900 ans
Atab de Kish : 600 ans
Mashda de Kish : 840 ans
Arwium de Kish : 720 ans
Etana de Kish, le pasteur, qui est monté au Ciel et a mis de l’ordre dans tous les pays : 1500 ans
Balih de Kish : 400 ans
En-Me-Nuna de Kish : 660 ans
Melem-Kish de Kish : 900 ans
Barsal-Nuna de Kish : 1200 ans
Zamug de Kish : 140 ans
Tizqar de Kish : 305 ans
Ilku de Kish : 900 ans
Iltasadum de Kish : 1200 ans
En-Men-Barage-Si de Kish, qui conquit l’Élam : 900 ans
Agga de Kish : 625 ans

« Ensuite Kish fut défait et la royauté passa à Eanna (Uruk) »

Mesh-ki-ang-gasher de E-ana, fils de Utu, avança loin dans la mer et disparu : 324 ans
Enmerkar, qui fonda Unug : 420 ans
Lugalbanda de Unug, le berger : 1200 ans
Dumuzid de Unug, le pêcheur : 100 ans. Captura a En-Me-Barage-Si de Kish.
Gilgamesh, seigneur de Kulaba: 126 ans. (vers 2650 av J-C.)
Ur-Nungal de Unug: 30 ans
Udul-Kalama de Unug: 15 ans
A-Ba’shum de Unug: 9 ans
En-Nun-Tarah-Ana de Unug: 8 ans
Mesh-He de Unug: 36 ans
Melem-Ana de Unug: 6 ans
Lugal-Kitun de Unug: 36 ans

Avons-nous vraiment affaire à une forme de symbolique codifiée ?

Tous ces illustres patriarches avaient-ils du sang divin dans leurs veines ?

Y a-t-il eu une dissolution du sang divin au cours des âges ?

Leurs ancêtres étaient-ils véritablement des dieux ?


Retour du pouvoir féminin

Les temps changent, ainsi que les mentalités. La position des femmes dans la société en est un exemple flagrant. Il faut dire qu’elles reviennent de bien loin.

 

En effet, il n’y a pas si longtemps que çà, seuls les hommes avaient de droit de voter, ayant soient disant une plus grande compréhension et intelligence politique. Dans certains pays, même encore à notre époque, les femmes n’ont pas le droit de rentrer dans un lieu de culte religieux. Seuls les hommes ont le droit d’avoir une spiritualité. Dans ces mêmes pays, on peut les vendre ou en faire des esclaves.
 
 
 
 

 

Encore de nos jours, on accepte beaucoup plus facilement qu’un homme ait plusieurs femmes, plutôt que l’inverse. Pour un homme, on dira que çà montre sa grande virilité et son énergie, mais pour une femme, on parlera d’elle comme une prostituée ou le diable en personne.

 

La valeur des femmes a très longtemps été considérée comme largement inférieure à celle de l’homme.

 

Comment un comportement collectif et organisé, aussi misogyne, sectaire et dominateur, a pu perdurer aussi longtemps et surtout pourquoi ?

 

La source de tout çà, nous conduit tout naturellement à la religion et tout particulièrement au Christianisme. Le péché originel d’Eve dans la bible, est dans les mémoires collectives du monde entier.

 

 

 
 

 

On a quand même du mal à imaginer qu’une texte, aussi sacré soit-il, est pu influencer à ce point toute l’humanité, et la plus part des autres religions, pendant des centaines d’années, jusqu’à nos jours, et encore aujourd’hui.

La logique voudrait que ce courant planétaire ait certainement été renforcé par une autre volonté beaucoup plus ancienne et encore plus profonde, surtout que l’on explique très difficilement se revirement brutal de l’opinion de la femme.

 

Si on remonte le temps, bien avant les débuts de la mise en place du Christianisme, on s’aperçoit qu’il y a beaucoup de divinités féminines et en relation très étroite avec le culte de la déesse mère.

D’ailleurs, presque toutes les grandes mythologies connues, Grecque, Egyptienne, Sumérienne, Indienne et Asiatique, présentent une assemblée de plusieurs « Dieux et Déesses », contrairement au Christianisme qui ne reconnaît qu’un seul et unique « Dieu ».

Il y a bien eu quelques tentatives en Egypte, notamment avec Akhenaton, pour promouvoir qu’un seul « Dieu », mais son culte n’aura duré que le temps de son règne et le pouvoir des multi divinités d’Amon a très vite repris le dessus.

 

 

 
 

 

Cependant, le culte de la déesse mère se retrouve timidement dans la religion Chrétienne, avec la Vierge Marie. Probablement un vestige de l’adoration à la déesse mère.

 

 

 

 
 

 

On sait que pendant la déportation à Babylone par Nabuchodonosor, les juifs, qui ont séjournés de nombreuses années en Mésopotamie, se sont largement inspirés des traditions et de la mythologie d’origine Sumérienne, avant de rédiger la première version de la bible. Cependant, ils ont pris soin d’écarter l’importance des déesses et de leurs influences.

Il ne faut pas oublier que « Elohim » qui se traduit généralement par « Dieu », signifie en fait « Divinités féminines » en hébreux.

Les juifs déportés auraient-ils été tous misogynes ?

 

 

 

 

Biensur, pourquoi ne pas admettre que le Christianisme est une religion plus évoluée que tous les autres cultes avant lui, et pour cela, qu’il paraît nécessaire de transformer les anciennes croyances, sauvages, décadentes et rétrogrades, vers une nouvelle sagesse et vérité, ou l’amour du prochain sauvera l’humanité, grâce au « Dieu » unique et universel.

 

Mais, quand on voit ce que les femmes ont subit depuis, (sans parler des guerres, conflits et massacres organisés au nom de cette sagesse, afin d’imposer une seule vision des choses) on pourrait en douter fortement. On pourrait même évoquer sans trop exagérer, que tout cela ressemble à un acharnement, voir un complot contre le pouvoir féminin.

 

Aujourd’hui, plus les religions perdent du terrain, et la confiance des peuples, plus les femmes reprendront leur place légitime et égalitaire auprès des hommes.

La tendance risque même de s’inverser, car la féminité est beaucoup plus subtile et compatible avec les évolutions de notre époque et du futur.

 

En effet, la fin de l’ère industrielle de masse du 20ème siècle marque également la fin du management patriarcal, machiste et autoritaire. Diriger une entreprise à notre époque, et encore plus dans le futur, demande de la finesse, de la diplomatie, beaucoup de communication, de l’écoute, une approche collective et égalitaire, une mécanique intellectuelle rigoureuse, de la sensibilité et de l’empathie, ce que les femmes ont plus que les hommes.

 

Les créateurs de la bible avaient peut être finalement anticipés le potentiel extraordinaire des femmes, et avaient trop peur qu’elles prennent un jour le pouvoir !

 

Mais de toute évidence, le futur sera féminin ou ne sera pas !

 


Qui a créé l’homme ?

Et si la science et la religion avaient toutes les deux raisons au sujet de l’origine de l’homme. Evidement, cela nécessiterait que chacune des deux parties acceptent de s’ouvrir à d’autres possibilités, et c’est bien là tout le problème.

 

Pourtant, il existe un mythe très ancien, qui parle de l’origine de l’homme et qui est cohérent avec les 2 théories. Il s’agit des origines de l’homme dans la mythologie Sumérienne. Ces textes existent depuis plus de 4000 ans, sous forme de tablettes cunéiforme, et ont été découvertes et traduites dans la seconde moitié du 20ème siècle.

Etrangement, elles parlent d’une histoire que nous connaissons bien, Adam et Eve, mais d’une façon un peu différente de ce que nous avons l’habitude d’entendre. Ceci prouve d’ailleurs que les auteurs de la bible se sont inspirés très fortement de la mythologie Sumérienne, avec quelques transformations significatives. Mais c’est l’histoire de la création d’Adam qui est la plus intéressante.

 

En effet, les tablettes racontent que les Anunnakis qui étaient des géants de 2 à 3 mètres, descendirent du ciel, sur la terre pour créer les hommes à leur image. Pour ce faire, ils cherchèrent sur terre une créature suffisamment évoluée, et proche d’eux, pour pouvoir les modifier physiquement et intellectuellement à leur image, dans le but que les hommes soient leurs esclaves dans les tâches quotidiennes et pour extraire des matières premières du sol.

C’est la déesse Ninti, Ninhursag ou Ninkichzidda qui fut charger de concevoir l’ADAPA (l’ADAM), qui devait être la créature modifiée. L’ADAPA servi de modèle pour injecter une semence dans le ventre de 7 autres déesses, et ainsi donner naissance à 7 hommes et 7 femmes qui devaient être à l’origine de la main d’œuvre dont ils avaient besoin.
    

Sans faire de conclusions hâtives, on peut faire ressortir quelques points intéressants de ce récit.

Tout d’abord, la bible parle elle aussi de géants, qu’il nomme Néfilims et dominèrent également les hommes. Les égyptiens en parle aussi, et il y a beaucoup d’allusions à des géants dans beaucoup d’autres religions dans le monde.

 

Ensuite, au sujet de la créature suffisamment évoluée que les dieux auraient choisir, on ne peut s’empêcher de faire un rapprochement avec l’homo Erectus ou l’homme de Neandertal, qui en plus expliquerait la soudaine évolution inexplicable vers l’homo sapiens sapiens (Voir article : Religion contre science), qui du coup aurait pu subir des modifications génétiques par ces fameux dieux.

Dans les tablettes Sumériennes, il est fait mention d’expériences ratées avant d’obtenir enfin l’ADAPA. De surprenantes combinaisons d’animaux sont décrites, qui font pensées à nos expériences génétiques actuelles, tel que le clonage.

 

Mais la chose la plus incroyable, c’est que nos scientifiques actuelles on découverts, en analysant l’ADN Humain depuis seulement quelques années, que l’origine de sa structure viendrait de 7 sources différentes.

Les 7 déesses Sumérienne seraient-elles les mères de l’humanité ?