Le Mythe de Gaïa

Le mythe de Gaïa - Olivier Fargin
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Dans la mythologie Grec, Gaïa est une déesse primordiale qui est l’ancêtre maternelle de races divines. C’est une divinité chthonienne, qui est à l’origine de la formation du Panthéon Grec.

Au commencement, il y avait le chaos, puis survient Gaïa et Éros (l’amour). Dans un premier temps, Gaïa donne naissance à Ouranos (qui représente le ciel), sans l’intervention d’un mâle, puis à Pontos (le Flot marin) et à Ouréa (les Montagnes et les haut Monts). Gaïa et Ouranos mettrons au monde les Titans et Titanides (divinités de très grande taille), ainsi que les Cyclopes.

Ouranos ne supporte plus sa progéniture, et demande à Gaïa de les garder dans son ventre, sinon il les enfermerait dans le Tartare, le monde d’en bas, ou les enfers chez les Grecs.

Gaïa est une déesse primordiale

Ce qui est très étonnent, c’est que ce récit ressemble beaucoup à ce que raconte l’Enûma Elis, le récit de l’origine des dieux Sumériens. En effet, les points communs sont troublants, au point de se demander s’il ne s’agit pas de la même histoire. Gaïa correspond sans ambigüité à Tiamat, et Ouranos à Absu, qui se plain de sa progéniture divine, au point de vouloir s’en débarrasser. Il est intéressant de constater également qu’Absu est maître des mondes souterrains et qu’Ouranos semble régner sur le Tartare.

Une autre similitude ressort du fait que Tiamat et Gaïa (Divinité féminine) semble être à l’origine de la création des Dieux, sans l’aide d’un mâle, c’est-à-dire sans rapport sexuel. L’Enuma Elis étant nettement plus ancien que le mythe de Gaïa, le mythe très répandu de la Déesse mère pourrait venir de Tiamat, et par héritage de Damkina (certainement sa fille), qui représentera la Déesse mère chez les Sumériens, puis dans beaucoup d’autres civilisations.

(Voir article : Enûma Elis – L’origine des Dieux)

Gaïa divinité féminine à l’origine de la création de toutes choses

Depuis le Paléolithique, et jusqu’à nos jours, le culte de la déesse mère fait référence à la « mère universelle », représentant la fertilité et la fécondité. Elle est le plus ancien des cultes connus. Il ne fait aucun doute qu’avant les religions Abrahamiques Patriarcales (Comme le Christianisme), les cultes religieux et les divinités étaient essentiellement féminines.

La plus ancienne représentation est la Vénus de Willendorf, qui nous vient du Paléolithique supérieur, entre 24 000–22 000 av. J.-C.

Vénus de Willendorf, Paléolithique supérieur, entre 24 000–22 000 av. J.-C

Sans rentrer dans le débat des féministes ou des misogynes, il semblerait que l’origine de la spiritualité soit féminine, et même si le dieu d’Abraham a dominé pendant environ 5000 ans, force est de constater qu’au sein même de la chrétienté, la Vierge Marie est autant vénérée que Jésus, voir beaucoup plus, si on regarde le monde entier. Dans beaucoup de pays comme le Mexique, mais aussi en Asie, qui ont subit la conversion forcé à l’église, c’est la vierge Marie qui est vénérée, car elle correspond beaucoup plus aux croyances de ces peuples.

Certains pensent même, comme Aton Park, que la Vierge Marie allaitant son enfant Jésus, viendrait en fait d’Egypte ; Isis allaitant son enfant Horus.

(Voir article : Le retour du pouvoir féminin)

Isis allaitant son enfant Horus, puis la Vierge Marie allaitant Jésus

Quoi qu’il en soit, l’adoration à une déesse mère a toujours été prédominante, et encore plus aujourd’hui, maintenant que les religions catholiques perdent jour après jour, de plus en plus de leur pouvoir sur la spiritualité. Le pouvoir de la déesse mère n’a jamais été aussi puissant, et avec elle le mythe de Gaïa.

En effet, notre monde est en pleins changements. Qu’est-ce qui représente le mieux la spiritualité à notre époque ? Qu’est-ce qui mobilisent les opinions du monde entier ? Qu’est-ce qui choque le plus l’opinion publique ? Sans aucun doute, tout ce qui touche à l’Ecosystème de notre planète, l’environnement, la préservation et la protection de la vie, le bien être de tous les êtres vivants.

C’est exactement ce que représente le mythe de Gaïa dans nos esprits d’aujourd’hui. Un être vivant, sensible, supérieur, donnant la vie, et vénérée comme notre mère.

Nous entrons dans une nouvelle ère, peut être même une nouvelle spiritualité en lien avec l’Ethique que gouverne le mythe de Gaïa.

Une nouvelle spiritualité en lien avec l’Ethique que gouverne le mythe de Gaïa

Accompagnant toutes les sagesses de dame nature, l’intérêt et la compréhension envers les courants énergétiques naturels vont probablement s’amplifier, et passer un jour du statut de pseudoscience à une véritable science reconnue.

Les courants telluriques sont reconnus par la science. Ce sont des courants électriques qui circulent dans la croute terrestre. La plus part du temps, elles sont dépendantes de l’ensoleillement, et donc sont moins actives la nuit. La journée, elles peuvent même perturber la réception des radios émettant dans la gamme des ondes moyennes.

Cependant, la science ne reconnait pas la Géobiologie, qui exploite l’idée de ces courants telluriques de la terre, avec leurs influences sur le vivant. En voici la définition selon le site Wikipédia :

« La géobiologie est l’étude ésotérique de l’ensemble des influences de l’environnement sur le vivant, et notamment des ondes liées aux champs magnétiques et électriques, courants d’eau souterrains, réseaux métalliques, failles géologiques, etc. Étymologiquement, il s’agit d’une association de la racine géo (la terre) et biologie (l’étude de tout ce qui est vivant). »

La géobiologie : Etude ésotérique de l’ensemble des influences de l’environnement sur le vivant

Cette définition semble pourtant parfaitement adaptée à l’Ethique de Gaïa, et aux différents mouvements « New Age » naissants, inspirés des connaissances et de la sagesse Hindouiste.

La Géobiologie accompagne d’autres pseudosciences comme les techniques des Sourciers, la Radiesthésie, le Feng Shui et les Ondes de formes.

(Voir article : Feng Shui – Une connaissance oubliée)

Certains vont même jusqu’à prétendre que la terre est vivante, et que Gaïa a une véritable conscience. C’est tout à fait possible, dans le sens où il existerait probablement plusieurs niveaux de consciences à toutes les échelles de notre monde, dans l’infiniment grand comme dans l’infiniment petit. A en croire certaines recherches de Carl Joan Calleman sur l’évolution fractale de la conscience, l’existence théorique des champs morphiques, et les travaux de Jung sur la psychologie des profondeurs, l’existence de la conscience de Gaïa devient plausible.

(Voir article : Le mythe universel de l’arbre – L’axe du monde)

(Voir article : Champs de synchronicité)

(Voir article : La nature notre déesse à tous)

(Voir article : Malkhuth – Les sources de l’âme)

Ces connaissances ésotériques deviendrons peut être un jour les sciences de demain, au côté de la mécanique Quantique et des sciences de l’esprit, portées par le courant des sagesses de Gaïa.

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3 Réponses

  1. Pingback: Blessed Earth Day! | Laura Bruno's Blog

  2. WOW!!! Pseudo-science définition; La pseudo-science, du grec pseudês ( ψευδἡς ) « faux, trompeur, mensonge » et du latin scientia « savoir » désigne ce qui est « faussement attribué à la science ». Une discipline qui est présentée sous des apparences scientifiques, mais qui n’en a pas la démarche, ni la reconnaissance. Ce qui englobe la métaphysique et les sciences occultes, apparences de la vérité mais ne possédant aucune solidité.

    24 novembre 2015 à 14 h 28 min

  3. Anonyme

    c cool

    17 mars 2017 à 9 h 36 min

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