Archives de septembre, 2011

Déformation du temps

 « Le temps est un concept développé par l’être humain pour appréhender le changement dans le monde. »

Cette définition, qui vient du site Wikipédia, suggère que le temps est une pure construction virtuelle de l’esprit humain. Dans ce contexte, il est légitime de se poser la question quand à sa réelle existence, tout du moins, sa réelle représentation dans la nature. Pour tout le monde, le temps se déploie sur une ligne droite, dans le sens Passé, Présent et Futur. L’unité de référence du temps conventionnel est la seconde.

Au cours des époques, la mesure de référence de la seconde a changé, s’approchant vers des notions de plus en plus abstraites, pour toujours plus de précision. Dans certaines anciennes civilisations, la seconde était, entre autre, une partie de la journée correspondant au rythme de battement du cœur humain.

Le temps est une pure construction mentale

Aujourd’hui, difficile de comprendre à quoi correspond ce segment de temps, qui est devenu une notion purement mathématique ou plutôt physique, et en tout cas, beaucoup moins poétique qu’avant :

« La seconde est la durée de 9 192 631 770 périodes de la radiation correspondant à la transition entre les niveaux hyperfins F=3 et F=4 de l’état fondamental 6S½ de l’atome de césium 133 ».

A force de courir après la précision, la rigueur et la stabilité absolue, on a fortement l’impression d’avoir perdu quelques notions essentielles en cours de route.

En effet, par analogie et pour illustrer le propos, il est intéressant de constater que le rythme d’un battement de cœur est relatif, et peu dépendre de l’individu, de ses émotions, et d’une façon plus générale à la vie qui l’entoure. De même que s’il existait de petit individus et des géants, leur cœur ne bâterait pas à la même vitesse. Ce n’est bien sûr pas le cas des fréquences de radiation de l’atome de césium 133, qui imperturbables, détachées de toute vie et de tout environnement, auront toujours la même vitesse de battement. Enfin, c’est ce que la science voudrait nous faire croire, en nous obligeant (consciemment ou pas) à raisonner dans un schéma linéaire, stérile, mais tellement plus pratique à manipuler et à maitriser.

Malheureusement, la nature est tout sauf linéaire et est en aucun cas maîtrisable par nos formules mathématiques actuelles. En fait, il semblerait que le temps mathématique conventionnel n’a aucune réelle existence dans la nature, c’est une pure vue de l’esprit, un simple outil créé par l’homme.

Le temps conventionnel fixe une référence arbitraire

Dans la nature, le temps est variable. Les dernières recherches dans le domaine de la mécanique quantique ont provoqué une véritable onde de choc chez les scientifiques, car les nouvelles théories sont purement et simplement en contradiction avec la physique conventionnelle, celle qui a construit notre monde moderne. Le temps n’y est plus linéaire, il peut s’inverser ou même disparaitre. Ce pourrait être une remise en question de l’application de la loi de cause à effet, très utilisée en science.

La mécanique quantique remet en cause les lois de la causalité

Mais n’allons pas aussi loin, et essayons de répondre à une question toute simple d’apparence : « Vivons nous dans le présent, le passé ou le futur ? ». Tout le monde répondrait « dans le Présent », mais il n’y a pas plus insaisissable que le Présent. Au moment où on croit l’avoir saisi, il fait déjà parti du Passé, et pour pouvoir l’attraper, nous devons nécessairement nous positionner dans le Futur, afin d’anticiper son arrivée. On pourrait dire que notre corps vit dans le présent, mais notre esprit, c’est une autre histoire.

Faire l’expérience mentale du Présent, demande une grande concentration, une rigueur d’esprit pour faire abstraction du passé et du futur. C’est exactement l’inverse que notre société moderne nous habitue, ce qui a pour conséquence de nous éloigner de plus en plus du moment Présent, point de focalisation de notre être, et de faire croitre assurément tout nos problèmes individuels.

Nous vivons donc trop dans le passé et le futur, et presque jamais dans le présent.

L’instantanéité du moment présent

Le temps n’est pas linéaire, et c’est même Einstein et sa relativité générale qui le dit ; La gravitation n’est pas une force, mais une manifestation de la courbure du temps. La gravitation est proportionnelle au niveau d’énergie environnant la matière. En d’autres termes, l’énergie de la matière déforme l’aspect linéaire du temps. Prenez un vaisseau spatial, faite le tour du soleil, et en revenant à votre point de départ, vous aurez vieilli moins vite que vos proches restés sur terre. D’ailleurs, tous nos satellites géostationnaires sont régulièrement corrigés pour être recalés sur notre horloge de référence terrestre. Ceci sous-entend que le temps se déroule différemment selon l’espace temps où on se trouve, selon la densité des champs d’énergie à un point particulier de l’espace.

A ce niveau, on s’éloigne de plus en plus du temps conventionnel qui n’est finalement valable qu’à la surface de la terre. On devrait même tenir compte de l’altitude où nous vivons, qui est infime mais bien réelle. On se dirige vers la description d’un temps plus relatif.

La cohabitation d’espaces temps différents, combat énergétique entre la soleil et la terre

Si on accepte que le temps se déroule différemment en fonction de l’espace temps environnant, on peut également admettre que c’est le cas en fonction de l’échelle d’un système observé. Le temps est plus rapide plus on va vers l’infiniment petit, et inversement. L’échelle d’activité d’un système peut être facilement comparée à un espace temps particulier. Pour s’en convaincre, il suffit de comparer l’activité d’une galaxie, d’un système stellaire, d’une planète, d’un pays, d’un être vivant, d’un atome et même d’une particule subatomique. Du coup, il pourait exister dans l’univers et sur terre, une infinité d’espaces temps imbriqués et emboités les uns dans les autres, qui conditionnent une infinité de variations de déroulement du temps.

Représentation populaire de quelqu’un passant la tête pour observer un autre espace temps

Difficile à imaginer, mais nous en faisons l’expérience tous les jours sans nous en rendre compte.

En effet, tout le monde est conscient que le temps passe plus vite quand notre esprit est occupé et ne s’ennuie pas, et inversement, quand nous n’avons rien à faire ou attendons quelque chose, le temps est interminable. Cela vient du fait que l’espace temps en action à ce moment là, n’est plus notre corps, mais notre esprit ou notre conscience (voir notre inconscience), qui fonctionne à une autre échelle, et donc sur une autre référence temporelle. Tout le monde affirmera que c’est une simple illusion, mais pourquoi ne pourrions nous pas admettre que l’esprit déforme réellement le temps ?

Quand nous dormons, les notions de temps sont complètement bouleversées, et les rêves se déroulent totalement en dehors de notre temps conventionnel.

Le rêve, un voyage dans un autre espace temps

Lors d’un voyage dans le monde des esprits, les chamanes racontent souvent qu’ils subissent des décalages temporels par rapport au temps conventionnel, plusieurs jours pour plusieurs heures, ou inversement.

(Voir article : Témoignages surnaturels)

Les maîtres bouddhistes affirment que la méditation permet d’explorer de nouveaux mondes dans d’autres espaces temps. Un instant de méditation est une concentration ou une compression d’instants conscients présents.

La méditation est une concentration ou une compression d’instants conscients présents

Et si les rêves et la méditation déformaient le temps ?

Et si la conscience agissait sur le temps ?

Après tout, la conscience est une forme d’énergie avec ses propres lois gravitationnelles, dans son propre espace temps.

(Voir article : Champs de synchronicité)


La quête de l’immortalité

En Égypte, Les Pharaons étaient considérés comme des dieux ou des demi-dieux. Ils étaient préparés toute leur vie, dans le but de franchir les portes de la Douât (monde des morts ou de l’au-delà), puis à être guidés pour ne pas succomber au sort des mortels. Ce défit à la mort se retrouve inévitablement chez les Grecs, mais d’une façon bien plus prononcée. C’est d’ailleurs eux qui ont donné naissance à cette mode de « quête d’immortalité« .

Ramsès II – Détail de la façade d’Abou Simbel

En effet, dans la mythologie Grec, les dieux étaient considérés comme immortel. Ils aimaient jouer et côtoyer les humains jusqu’à même s’accoupler avec eux. De leurs unions, naquirent des demi-dieux qui perdirent un peu de leur éternité. Eux-mêmes eurent des enfants de dieux ou d’humains, si bien que la durée de vie de ces êtres hybrides se mesurait par le taux de sang divin, autrement dit, par leur lien de parenté avec les dieux de l’éternité. Tous les demi-dieux, quelque soit leur pourcentage de sang divin, cherchèrent frénétiquement à augmenter leur espérance de vie, afin de se rapprocher le plus possible de leurs illustres ancêtres. Depuis ce moment, et jusqu’à nos jours, l’humanité cherche à copier la quête d’immortalité des demi-dieux.

Les grands Dieux Grecs enfantèrent énormément de demi-dieux

Alexandre le Grand pensait que son vrai père était un Dieu Egyptien ou un Pharaon demi-dieu, et à travers ses conquêtes extraordinaires, il est fort probable qu’il ait cherché toute sa vie les secrets qui le mèneraient à l’immortalité, en Égypte, en Mésopotamie et jusqu’en Inde.

Triomphe d’Alexandre le Grand à Babylone

On retrouve de nombreuses histoires similaires bien avant les Grec, en Egypte et chez les Sumériens. La Bible également
en parle
, d’une façon plus discrète. Certains passages (voir des livres entiers) ont été purement et simplement écartés des versions officielles, car ils affaiblissaient l’image de la divinité, et n’étaient plus conforme au Christianisme monothéisme naissant.

Extrait de la Bible, Chapitre 6 de la Genèse (juste avant l’épisode du déluge) :

« … quand les Adam commencèrent à se multiplier
Sur la face de la terre
Et que des filles leur furent nées,
Que les fils des Elohim [divinités]
Virent les filles des hommes,
Qu’elles étaient belles,
Et ils prirent des femmes
D’entre toutes celles qu’ils choisirent.

Il y avait des Nephilims [Anges ou descendant des dieux] sur terre
En ces jours-là, et aussi après,
Lorsque les fils des Elohim
Vinrent vers les filles de l’Adam,
Et elles leur enfantèrent des enfants… »

Tablette de l’épopée de Gilgamesh

L’épopée Sumérienne de Gilgamesh, raconte, sur une tablette cunéiforme, une quête vers l’immortalité. Gilgamesh est le cinquième roi (peut-être légendaire) de la première dynastie d’Uruk (généralement datée de l’époque protodynastique III, vers 2600 avant JC). Traditionnellement, c’est un demi-dieu, de deux tiers humain et d’un tiers divin. La liste royale Sumérienne lui attribue 126 ans de règne. Ce sang sacré qui coule dans ses veines, lui permet d’ailleurs d’entrer dans le domaine des dieux, interdit aux humains.

Il descendit dans les entrailles de la terre et y rencontra un autre demi-dieu Uta-Napishtim, qui lui raconte l’histoire du déluge, comme s’il l’avait vécu en temps que Noé. Dans la Bible, Noé vécu jusqu’à l’âge de 950 ans. Gilgameh lui demande les secrets de l’immortalité. Au moment de partir, Uta-Napishtim lui révèle l’existence d’une plante de jouvence.

Gilgamesh, cinquième roi de la première dynastie d’Uruk (protodynastique III, vers 2600 avant JC).

(Voir article : Sumer, sources des mythes et légendes du monde )

Dans toute l’histoire de l’humanité, on ne compte plus les chercheurs de l’éternelle jeunesse. On parle, entre autre, de fontaine de jouvence, de Mfkzt chez les Pharaons, d’Ormus ou d’élixir des philosophes au moyen âge, et de l’arbre de vie dans la Kabbale et dans la Bible. N’oublions pas également les Alchimistes, qui, sous le couvert de chercher à transformer le plomb en Or, cherchent en fait une transmutation de l’état de mortel vers un état de divinité, et donc d’immortalité. D’où la confusion sur la fonction de la pierre philosophale.

Le phénix, symbole de l’immortalité, en lien avec la pierre philosophale

(Voir article : Pierre Feu Or et Eternité )

Dans la Bible, il est clairement dit que l’immortalité à été finalement refusée à l’homme, se qui sous entend que les dieux ont cette faculté.

Extrait de la Bible, Chapitre 3 de la Genèse, verset 22 :

« L’Éternel Dieu dit: Voici, l’homme est devenu comme l’un de nous, pour la connaissance du bien et du mal. Empêchons-le maintenant d’avancer sa main, de prendre de l’arbre de vie, d’en manger, et de vivre éternellement. »

La plupart des grands patriarches de la Bible ont une longévité incroyable, ce qui a contribué à développer des thèses de toutes sortes sur une codification ou symbolique cachée autour de leur durée de vie. Voici quelques exemples :

Moïse vécu 120 ans
Aaron (son frère) vécu 123 ans
Abraham vécu 175 ans
Enoch vécu 365 ans
Adam vécu 930 ans

Plus on va dans le passé, et plus les Patriarches ont vécu longtemps. On retrouve également cette constante dans la liste Royale Sumérienne définit par Bérose, dit Bérose le Chaldéen, un prêtre Chaldéen astronome, mais aussi historien du IIIè siècle av. JC, né à Babylone.

Cette liste n’a jamais été remise en cause par les archéologues de notre époque, car les évènements et découvertes de l’histoire concordent. Seul grain de sable, la durée de règne des personnages.

La liste Royale Sumérienne

Extrait du début de la liste Royale Sumérienne :

« Après que la royauté descendit du ciel, elle alla à Eridug. À Eridug, Alulim devint roi pour un règne de 28800 ans. »

Alulim de Eridug / Eridu : 28800 ans (8 sars)
Alalgar de Eridug / Eridu : 36000 ans (10 sars)
En-Men-Lu-Ana de Bad-Tibira : 43200 ans (12 sars)
En-Men-Gal-Ana de Bad-Tibira : 28800 ans (8 sars)
Dumuzid de Bad-Tibira : 36000 ans (10 sars)
En-Sipad-Zid-Ana de Larak / Larag : 28800 ans (8 sars)
En-Men-Dur-Ana de Sippar / Zimbir : 21000 ans (5 sars et 5 ners)
Ubara-Tutu de Shuruppak / Curuppag : 18600 ans (5 sars et 1 ner)
Ziusudra de Shuruppak : 36000 ans

« Après le Déluge la royauté passa à Kish »

Jushur de Kish: 1200 ans
Kullassina-bel de Kish : 960 ans
Nangishlishma de Kish : 670 ans
En-Tarah-Ana de Kish : 420 ans
Babum de Kish : 300 ans
Puannum de Kish : 840 ans
Kalibum de Kish : 960 ans
Kalumum de Kish : 840 ans
Zuqaqip de Kish : 900 ans
Atab de Kish : 600 ans
Mashda de Kish : 840 ans
Arwium de Kish : 720 ans
Etana de Kish, le pasteur, qui est monté au Ciel et a mis de l’ordre dans tous les pays : 1500 ans
Balih de Kish : 400 ans
En-Me-Nuna de Kish : 660 ans
Melem-Kish de Kish : 900 ans
Barsal-Nuna de Kish : 1200 ans
Zamug de Kish : 140 ans
Tizqar de Kish : 305 ans
Ilku de Kish : 900 ans
Iltasadum de Kish : 1200 ans
En-Men-Barage-Si de Kish, qui conquit l’Élam : 900 ans
Agga de Kish : 625 ans

« Ensuite Kish fut défait et la royauté passa à Eanna (Uruk) »

Mesh-ki-ang-gasher de E-ana, fils de Utu, avança loin dans la mer et disparu : 324 ans
Enmerkar, qui fonda Unug : 420 ans
Lugalbanda de Unug, le berger : 1200 ans
Dumuzid de Unug, le pêcheur : 100 ans. Captura a En-Me-Barage-Si de Kish.
Gilgamesh, seigneur de Kulaba: 126 ans. (vers 2650 av J-C.)
Ur-Nungal de Unug: 30 ans
Udul-Kalama de Unug: 15 ans
A-Ba’shum de Unug: 9 ans
En-Nun-Tarah-Ana de Unug: 8 ans
Mesh-He de Unug: 36 ans
Melem-Ana de Unug: 6 ans
Lugal-Kitun de Unug: 36 ans

Avons-nous vraiment affaire à une forme de symbolique codifiée ?

Tous ces illustres patriarches avaient-ils du sang divin dans leurs veines ?

Y a-t-il eu une dissolution du sang divin au cours des âges ?

Leurs ancêtres étaient-ils véritablement des dieux ?