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Les racines de nos souffrances

Les racines de nos souffrances - Olivier Fargin
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Sumer, sources des mythes et légendes du monde

Le mythe du déluge est peut être le plus répandu à travers le monde, mais aussi le plus traumatisant dans la conscience collective mondiale.

Pratiquement tous les peuples ont une histoire dans leurs origines qui parle de village ou de cités détruites par les eaux, décimant la population, ou les obligeant ainsi à migrer vers des lieux plus en hauteur.

Cependant, cet événement n’est vraisemblablement pas un mythe, mais une réalité historique. Beaucoup de découvertes archéologiques et géologiques vont dans ce sens. (Voir article : Cités et origines engloutie).

Le mythe du déluge

Associé à l’histoire du déluge, vient tout de suite en tête un personnage célèbre : Noé et son Arche.

Voici quelques extraits de cette histoire :

Extrait 1 :

 » Uta-napishti expliqua donc à Gilgamesh ;
« Gilgamesh, je vais te révéler un mystère,
Je vais te confier un secret des dieux !
Tu connais la ville de Shurrapal,
Sise [sur le bord] de l’Euphrate,
Vieille cité, et que les dieux hantaient.
C’est là que prit aux grands-dieux l’envie
De provoquer le Déluge
« 

L’arche de Noé

Extrait 2 :

« Répéta leur propos à la palissade d’Uta-napishti :

Démolis ta maison pour te faire un bateau ;
Renonce à tes richesses pour te sauver la vie ;
Détourne-toi de tes biens
Pour te garder sain et sauf !
Mais embarque avec toi
Des spécimens de tous êtres-vivants
 ! »

Extrait 3 :

 

« C’était le mont Nishir, où le bateau accosta.
Le Nishir le retint, sans le laisser repartir :

Lorsque arriva le septième jour,
Je prix une colombe et la lâchait.
La colombe s’en fut, puis revint :
N’ayant rien vu où se poser, elle s’en retournait.
Puis je prix une hirondelle et la lâchait :
L’hirondelle s’en fut, puis revint :
N’ayant rien vu où se poser, elle s’en retournait.
Puis je prix un corbeau et le lâchait.
Le corbeau s’en fut,
Mais, ayant trouvé le retrait des eaux,
Il picora, il croassa ( ?), il s’ébroua,
Mais ne s’en revint plus. »

 
 
 
 
 
 

 

Tablette Sumérienne de l’épopée de Gilgamesh

 

Ce récit est bien connu à travers le monde, grâce à la Bible, à ceci près que ce texte n’est pas tiré de la Bible, mais d’une tablette sumérienne datant de bien avant la rédaction de celle-ci. D’ailleurs, le personnage ne s’appel pas Noé, mais Uta-napishti.

Gilgamesh le grand

Effectivement, cette tablette raconte l’épopée de Gilgamesh (roi ayant vécu vers 2600 ans avant JC à Uruk en Mésopotamie), qui raconte des faits qui auraient eu lieu encore bien avant.

Taureau ailé -522-486 ans, Briques siliceuses à glaçure, Musée du Louvre

Enki, dieu des eaux

http://www.dailymotion.com/swf/video/xcrssn?width=560&theme=none
Enki, dieu des eaux par Megalithique

Un autre thème célèbre semble avoir été également repris d’une histoire Sumérienne : Adam et Eve dans le jardin d’Eden.

En effet, le mythe d’Enki & Ninhursag est structuré de la même façon que le Genèse dans la Bible. Voici le résumé des 3 tablettes cunéiforme datant de 2200 av JC, retrouvées à Nippur et à Ur.

Dilmun, le jardin d’Eden

Il est décrit, dans un premier temps, une description de Dilmun et d’autres villes de Sumer, toutes magnifiques, mais inachevées. C’est un monde en formation, mais où il n’y a pas encore d’eau.

Ninhursag, la grande déesse, a reçu ce lieu paradisiaque en cadeau, mais elle ne sait pas quoi en faire sans eau. C’est Enki qui va arroser tout le pays d’eau et de verdure avec son pénis, et faire l’amour avec la déesse (dans la version biblique, c’est Yahvé qui fait pleuvoir sur le pays d’Eden).

Sceau d’ENKI

De leur union, naît une autre déesse; Ninnisi (déesse des légumes).

Puis, le conseillé d’Enki, Isimud, encourage Enki à séduire Ninnisi, arrivée à l’âge adulte.

De leur union, naît une autre déesse; Ninkura (déesse des plantes destinées au filage).

Celle-ci devient adulte, et est également séduite par Enki.

De leur union, naît une autre déesse; Ninimma (une autre déesse).

Celle-ci devient adulte, et toujours encouragé par Isimud (le serpent tentateur dans la bible), Enki la séduit.

De leur union, naît une autre déesse; Utta (déesse du filage).

Ninhursag met en garde fermement Utta contre Enki (Dans la version biblique, c’est l’interdiction de Yahvé)

Utta refuse donc les avances d’Enki dans un premier temps, puis lui demande d’apporter du raisin, des pommes et des concombres.

Enki s’exécute, apporte les fruits et de la bière, qu’Utta consomme, et elle est du coup séduite (La pomme est croquée)

La pomme croquée

Ninhursag furieuse, descendit du ciel (Dans la bible, Yahvé apprend la nouvelle), intervient à temps, en essuyant la semence d’Enki et en l’enterrant. Va pousser alors 8 plantes. Enki vois les plantes et veux décider de leur destin, alors Isimud (le tentateur), propose à Enki de goutter chaque plante, ce qu’il fit (Dans la bible, l’envies de connaître)

Arbre de la connaissance sumérienne

Ninhursag maudit Enki car c’était à elle de décider de leur destin, elle lui refuse son regard divin qui donne la vie, et jure qu’il mourra, du coup, celui-ci se meurt (La fameuse malédiction, la punition de Yahvé)

Les dieux Anunakie et Enlil sont désespéré est cherche à convaincre Ninhursag de lever le sort.

Ninhursag accepte finalement. Elle s’assoit sur Enki et lui demande où il a mal. Il souffre à 8 endroits de son corps. Ninhursag accouche alors de 8 dieux et déesses, en relation avec les zones douloureuse, et c’est là que Ninti (une déesse) sort de la côte d’Enki.

Adam & Eve ou Enki & Ninhursag

Ensuite, Enki, sous le regarde de Ninhursag formera avec l’argile,  7 hommes et 7 femmes qui seront à l’origine de l’humanité (Voir article : Qui a créé l’homme ? )

L’arbre des racines ou la racine de l’arbre

A moins que tout ceci ne soit qu’une troublante coïncidence, il est probable que ce mythe soit à l’origine de la Genèse de la Bible.

Ce récit peut sembler complexe, mais on y retrouve bien les thèmes principaux, à quelques différences près, dont une est très lourde de conséquence, et peut prouver entre autre, la misogynie des rédacteurs du texte sacré le plus connu du monde :

Le dieu des tablettes cunéiforme est en fait une déesse (Voir article : Retour du pouvoir féminin)


Qui a créé l’homme ?

Et si la science et la religion avaient toutes les deux raisons au sujet de l’origine de l’homme. Evidement, cela nécessiterait que chacune des deux parties acceptent de s’ouvrir à d’autres possibilités, et c’est bien là tout le problème.

 

Pourtant, il existe un mythe très ancien, qui parle de l’origine de l’homme et qui est cohérent avec les 2 théories. Il s’agit des origines de l’homme dans la mythologie Sumérienne. Ces textes existent depuis plus de 4000 ans, sous forme de tablettes cunéiforme, et ont été découvertes et traduites dans la seconde moitié du 20ème siècle.

Etrangement, elles parlent d’une histoire que nous connaissons bien, Adam et Eve, mais d’une façon un peu différente de ce que nous avons l’habitude d’entendre. Ceci prouve d’ailleurs que les auteurs de la bible se sont inspirés très fortement de la mythologie Sumérienne, avec quelques transformations significatives. Mais c’est l’histoire de la création d’Adam qui est la plus intéressante.

 

En effet, les tablettes racontent que les Anunnakis qui étaient des géants de 2 à 3 mètres, descendirent du ciel, sur la terre pour créer les hommes à leur image. Pour ce faire, ils cherchèrent sur terre une créature suffisamment évoluée, et proche d’eux, pour pouvoir les modifier physiquement et intellectuellement à leur image, dans le but que les hommes soient leurs esclaves dans les tâches quotidiennes et pour extraire des matières premières du sol.

C’est la déesse Ninti, Ninhursag ou Ninkichzidda qui fut charger de concevoir l’ADAPA (l’ADAM), qui devait être la créature modifiée. L’ADAPA servi de modèle pour injecter une semence dans le ventre de 7 autres déesses, et ainsi donner naissance à 7 hommes et 7 femmes qui devaient être à l’origine de la main d’œuvre dont ils avaient besoin.
    

Sans faire de conclusions hâtives, on peut faire ressortir quelques points intéressants de ce récit.

Tout d’abord, la bible parle elle aussi de géants, qu’il nomme Néfilims et dominèrent également les hommes. Les égyptiens en parle aussi, et il y a beaucoup d’allusions à des géants dans beaucoup d’autres religions dans le monde.

 

Ensuite, au sujet de la créature suffisamment évoluée que les dieux auraient choisir, on ne peut s’empêcher de faire un rapprochement avec l’homo Erectus ou l’homme de Neandertal, qui en plus expliquerait la soudaine évolution inexplicable vers l’homo sapiens sapiens (Voir article : Religion contre science), qui du coup aurait pu subir des modifications génétiques par ces fameux dieux.

Dans les tablettes Sumériennes, il est fait mention d’expériences ratées avant d’obtenir enfin l’ADAPA. De surprenantes combinaisons d’animaux sont décrites, qui font pensées à nos expériences génétiques actuelles, tel que le clonage.

 

Mais la chose la plus incroyable, c’est que nos scientifiques actuelles on découverts, en analysant l’ADN Humain depuis seulement quelques années, que l’origine de sa structure viendrait de 7 sources différentes.

Les 7 déesses Sumérienne seraient-elles les mères de l’humanité ?


Religion contre Science !

Comment l’homme est-il apparut sur terre et à quel moment ? Si on en croît la bible, on pense immédiatement à Adam et Eve, matérialisé par le souffle divin. C’est bien pratique, car pas d’explication forcément rationnelle à donner, donc, fin du débat.

Mais, un naturaliste anglais du 19ème siècle est venue chambouler les références religieuses Catholique bien établi, ou plutôt est venu apporter une explication scientifique, et enfin, un vrai débat est né.

 

Il s’agit bien sur de Charles Darwin (1809-1882).

Sa théorie de l’évolution des espèces est bien connue, car c’est la référence reconnue par notre monde moderne actuel, celle que nous avons appris à l’école.

 

En résumé, les espèces ont évoluées par adaptation à leur environnement, et par mutation des codes génétiques, de génération en génération. Partant de la bactérie marine, passant par les animaux marins, les mammifères préhistoriques, les singes et enfin l’homme.

Donc dans cette théorie, nous descendons du singe, et c’est précisément à cause de ce point que les Catholiques ont tous rejetés en bloc à l’époque. Petit à petit les découvertes archéologiques successives ont données raison à cette théorie, qui d’ailleurs est toujours rejetée par l’église.

 

Mais voilà, tout cela n’est pas si simple, car il y a une faille dans la théorique de l’évolution de Darwin.

Le passage d’une espèce à l’autre se chiffre en millions d’années. Zoomons sur la branche humaine, celle qui se sépare de la branche des singes et des gorilles que nous connaissons actuellement.

L'évolution de la race humaine

Il a fallut plus de 6 millions d’années pour que l’Australopithèque se développe jusqu’à l’homme de Neandertal. Une belle évolution certes, mais beaucoup moins importante que celle entre le Neandertal et l’homo Sapiens Sapiens, et en moins de 80 000 ans (Ce qui n’est rien sur l’échelle de l’évolution). En 6 millions d’année, l’homme a appris en gros, à s’organiser pour chasser, et à la fin à créer quelques outils, alors qu’en 80 000 ans, l’homme s’est organisé en groupe, a appris à cultiver, à élever du bétail, à faire de l’art, et avoir des croyances religieuses. Ceci ne peut être expliqué par la théorie de Darwin.

 

Autre remarque intéressante, le volume du cerveau augmente constamment des débuts de l’Australopithèque, avec 150 cm3, jusqu’au Neandertal, avec 1700 cm3. Et bizarrement son volume diminue jusqu’à l’homme moderne à 1400 cm3, comme si, il y avait eu un changement radical de l’organisation du cerveau, une forme d’optimisation de son volume. Nous savons depuis une trentaine d’années, qu’à la naissance, le cerveau créé des connexions neuronales en sur nombre, afin d’y connecter tous les chemins possibles. A l’apprentissage du nourrisson, ses connexions s’affinent et s’éliminent d’eux même, pour ne conserver que les plus pertinentes. Ce qui revient à dire que le volume important des possibilités neuronales n’est pas synonyme d’intelligence, mais çà serait plutôt un manque de maturité, dans notre cas.

 

De plus, on n’a jamais retrouvé de preuve d’une espèce entre le Neandertal et l’homo Sapiens Sapiens, c’est notre fameux chaînon manquant. L’homme est passé d’un coup du Neandertal à l’homme moderne, comme par magie, pour ainsi dire en un claquement de doigt, à l’échelle de l’évolution des espèces.

 

Et nous voilà revenu à notre souffle divin, qui d’ailleurs peut expliquer le claquement de doigt !

Alors laquelle théorie croire ?

Et si pour une fois, la science et la religion avaient toutes les deux raisons !

(Voir article : Qui a créé l’homme ?)