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La quête de l’immortalité

En Égypte, Les Pharaons étaient considérés comme des dieux ou des demi-dieux. Ils étaient préparés toute leur vie, dans le but de franchir les portes de la Douât (monde des morts ou de l’au-delà), puis à être guidés pour ne pas succomber au sort des mortels. Ce défit à la mort se retrouve inévitablement chez les Grecs, mais d’une façon bien plus prononcée. C’est d’ailleurs eux qui ont donné naissance à cette mode de « quête d’immortalité« .

Ramsès II – Détail de la façade d’Abou Simbel

En effet, dans la mythologie Grec, les dieux étaient considérés comme immortel. Ils aimaient jouer et côtoyer les humains jusqu’à même s’accoupler avec eux. De leurs unions, naquirent des demi-dieux qui perdirent un peu de leur éternité. Eux-mêmes eurent des enfants de dieux ou d’humains, si bien que la durée de vie de ces êtres hybrides se mesurait par le taux de sang divin, autrement dit, par leur lien de parenté avec les dieux de l’éternité. Tous les demi-dieux, quelque soit leur pourcentage de sang divin, cherchèrent frénétiquement à augmenter leur espérance de vie, afin de se rapprocher le plus possible de leurs illustres ancêtres. Depuis ce moment, et jusqu’à nos jours, l’humanité cherche à copier la quête d’immortalité des demi-dieux.

Les grands Dieux Grecs enfantèrent énormément de demi-dieux

Alexandre le Grand pensait que son vrai père était un Dieu Egyptien ou un Pharaon demi-dieu, et à travers ses conquêtes extraordinaires, il est fort probable qu’il ait cherché toute sa vie les secrets qui le mèneraient à l’immortalité, en Égypte, en Mésopotamie et jusqu’en Inde.

Triomphe d’Alexandre le Grand à Babylone

On retrouve de nombreuses histoires similaires bien avant les Grec, en Egypte et chez les Sumériens. La Bible également
en parle
, d’une façon plus discrète. Certains passages (voir des livres entiers) ont été purement et simplement écartés des versions officielles, car ils affaiblissaient l’image de la divinité, et n’étaient plus conforme au Christianisme monothéisme naissant.

Extrait de la Bible, Chapitre 6 de la Genèse (juste avant l’épisode du déluge) :

« … quand les Adam commencèrent à se multiplier
Sur la face de la terre
Et que des filles leur furent nées,
Que les fils des Elohim [divinités]
Virent les filles des hommes,
Qu’elles étaient belles,
Et ils prirent des femmes
D’entre toutes celles qu’ils choisirent.

Il y avait des Nephilims [Anges ou descendant des dieux] sur terre
En ces jours-là, et aussi après,
Lorsque les fils des Elohim
Vinrent vers les filles de l’Adam,
Et elles leur enfantèrent des enfants… »

Tablette de l’épopée de Gilgamesh

L’épopée Sumérienne de Gilgamesh, raconte, sur une tablette cunéiforme, une quête vers l’immortalité. Gilgamesh est le cinquième roi (peut-être légendaire) de la première dynastie d’Uruk (généralement datée de l’époque protodynastique III, vers 2600 avant JC). Traditionnellement, c’est un demi-dieu, de deux tiers humain et d’un tiers divin. La liste royale Sumérienne lui attribue 126 ans de règne. Ce sang sacré qui coule dans ses veines, lui permet d’ailleurs d’entrer dans le domaine des dieux, interdit aux humains.

Il descendit dans les entrailles de la terre et y rencontra un autre demi-dieu Uta-Napishtim, qui lui raconte l’histoire du déluge, comme s’il l’avait vécu en temps que Noé. Dans la Bible, Noé vécu jusqu’à l’âge de 950 ans. Gilgameh lui demande les secrets de l’immortalité. Au moment de partir, Uta-Napishtim lui révèle l’existence d’une plante de jouvence.

Gilgamesh, cinquième roi de la première dynastie d’Uruk (protodynastique III, vers 2600 avant JC).

(Voir article : Sumer, sources des mythes et légendes du monde )

Dans toute l’histoire de l’humanité, on ne compte plus les chercheurs de l’éternelle jeunesse. On parle, entre autre, de fontaine de jouvence, de Mfkzt chez les Pharaons, d’Ormus ou d’élixir des philosophes au moyen âge, et de l’arbre de vie dans la Kabbale et dans la Bible. N’oublions pas également les Alchimistes, qui, sous le couvert de chercher à transformer le plomb en Or, cherchent en fait une transmutation de l’état de mortel vers un état de divinité, et donc d’immortalité. D’où la confusion sur la fonction de la pierre philosophale.

Le phénix, symbole de l’immortalité, en lien avec la pierre philosophale

(Voir article : Pierre Feu Or et Eternité )

Dans la Bible, il est clairement dit que l’immortalité à été finalement refusée à l’homme, se qui sous entend que les dieux ont cette faculté.

Extrait de la Bible, Chapitre 3 de la Genèse, verset 22 :

« L’Éternel Dieu dit: Voici, l’homme est devenu comme l’un de nous, pour la connaissance du bien et du mal. Empêchons-le maintenant d’avancer sa main, de prendre de l’arbre de vie, d’en manger, et de vivre éternellement. »

La plupart des grands patriarches de la Bible ont une longévité incroyable, ce qui a contribué à développer des thèses de toutes sortes sur une codification ou symbolique cachée autour de leur durée de vie. Voici quelques exemples :

Moïse vécu 120 ans
Aaron (son frère) vécu 123 ans
Abraham vécu 175 ans
Enoch vécu 365 ans
Adam vécu 930 ans

Plus on va dans le passé, et plus les Patriarches ont vécu longtemps. On retrouve également cette constante dans la liste Royale Sumérienne définit par Bérose, dit Bérose le Chaldéen, un prêtre Chaldéen astronome, mais aussi historien du IIIè siècle av. JC, né à Babylone.

Cette liste n’a jamais été remise en cause par les archéologues de notre époque, car les évènements et découvertes de l’histoire concordent. Seul grain de sable, la durée de règne des personnages.

La liste Royale Sumérienne

Extrait du début de la liste Royale Sumérienne :

« Après que la royauté descendit du ciel, elle alla à Eridug. À Eridug, Alulim devint roi pour un règne de 28800 ans. »

Alulim de Eridug / Eridu : 28800 ans (8 sars)
Alalgar de Eridug / Eridu : 36000 ans (10 sars)
En-Men-Lu-Ana de Bad-Tibira : 43200 ans (12 sars)
En-Men-Gal-Ana de Bad-Tibira : 28800 ans (8 sars)
Dumuzid de Bad-Tibira : 36000 ans (10 sars)
En-Sipad-Zid-Ana de Larak / Larag : 28800 ans (8 sars)
En-Men-Dur-Ana de Sippar / Zimbir : 21000 ans (5 sars et 5 ners)
Ubara-Tutu de Shuruppak / Curuppag : 18600 ans (5 sars et 1 ner)
Ziusudra de Shuruppak : 36000 ans

« Après le Déluge la royauté passa à Kish »

Jushur de Kish: 1200 ans
Kullassina-bel de Kish : 960 ans
Nangishlishma de Kish : 670 ans
En-Tarah-Ana de Kish : 420 ans
Babum de Kish : 300 ans
Puannum de Kish : 840 ans
Kalibum de Kish : 960 ans
Kalumum de Kish : 840 ans
Zuqaqip de Kish : 900 ans
Atab de Kish : 600 ans
Mashda de Kish : 840 ans
Arwium de Kish : 720 ans
Etana de Kish, le pasteur, qui est monté au Ciel et a mis de l’ordre dans tous les pays : 1500 ans
Balih de Kish : 400 ans
En-Me-Nuna de Kish : 660 ans
Melem-Kish de Kish : 900 ans
Barsal-Nuna de Kish : 1200 ans
Zamug de Kish : 140 ans
Tizqar de Kish : 305 ans
Ilku de Kish : 900 ans
Iltasadum de Kish : 1200 ans
En-Men-Barage-Si de Kish, qui conquit l’Élam : 900 ans
Agga de Kish : 625 ans

« Ensuite Kish fut défait et la royauté passa à Eanna (Uruk) »

Mesh-ki-ang-gasher de E-ana, fils de Utu, avança loin dans la mer et disparu : 324 ans
Enmerkar, qui fonda Unug : 420 ans
Lugalbanda de Unug, le berger : 1200 ans
Dumuzid de Unug, le pêcheur : 100 ans. Captura a En-Me-Barage-Si de Kish.
Gilgamesh, seigneur de Kulaba: 126 ans. (vers 2650 av J-C.)
Ur-Nungal de Unug: 30 ans
Udul-Kalama de Unug: 15 ans
A-Ba’shum de Unug: 9 ans
En-Nun-Tarah-Ana de Unug: 8 ans
Mesh-He de Unug: 36 ans
Melem-Ana de Unug: 6 ans
Lugal-Kitun de Unug: 36 ans

Avons-nous vraiment affaire à une forme de symbolique codifiée ?

Tous ces illustres patriarches avaient-ils du sang divin dans leurs veines ?

Y a-t-il eu une dissolution du sang divin au cours des âges ?

Leurs ancêtres étaient-ils véritablement des dieux ?

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L’Arche d’Alliance, le germe d’un nouveau monde

L’Arche d’Alliance incarne à elle seule, toutes les passions des Archéologues, les plus grands mystères de l’occultisme, les pouvoirs divins ancestraux, les connaissances et secrets oubliés et pourquoi pas, un moyen de communication avec Dieu.

D’ailleurs « Arche » vient du mot « Arc », soit « Pont » ou « Lien d’alliance avec Dieu », ou pourquoi pas « Pont de communication avec le Divin« .

On verra plus loin que « Arc » peut être également prit au sens plus littéral, soit « Arc de lumière » ou « Arc électrique ».

Elle a été, et est toujours, l’objet de toutes les convoitises, l’un des plus sacré qu’est connue l’humanité. Son caractère magique nous fascine tous depuis notre plus jeune enfance, que nous soyons croyant ou non, grâce à Indiana Jones, certainement.

Indiana Jones – Les aventuriers de l’Arche perdue

Comme tout le monde le sait, c’est Moïse qui fut à l’origine de ce coffret d’Or. La Bible nous dit qu’il reçut par héritage de la descendance d’Abraham, les tablettes du témoignage, ainsi que les connaissances du peuple Hébreux. (Voir Article : Pierres magiques pouvoirs divins ou technologie)

Les secrets qu’il y plaça sont certainement en lien, également, avec son passé Egyptien.

On pourrait dire sans trop se tromper, que les mystères et la magie qui entourent l’Arche d’Alliance puisent leurs sources dans les connaissances de la Mésopotamie (lieu d’origine d’Abraham), et celle de l’Egypte (Lieu d’origine de Moïse).

Moïse – Patriarche d’un monde meilleur

Il y a d’ailleurs fort à parier de Moïse était beaucoup plus Egyptien que ce que la Bible veut bien l’admettre. Certain historien, comme Laurence Gardner (Généalogiste des lignées souveraines), pense même qu’il aurait été un très haut dignitaire Egyptien, peut être même un souverain héritier.

Texte de Laurence Gardner :

Le nom de « Moïse » est en fait dérivé du mot égyptien « mose » (en grec : mosis), qui se rapproche de « progéniture » ou de « héritier », comme dans Tuthmose (Touthmôsis) : « né de Thoth » ou Amenmose (Amenmôsis) : « né d’Amon ». On prétend que le nom hébreu Mosheh ou Moshé vient du mot Mosche, qui signifie « celui qui fait sortir [des eaux] »

En d’autres termes, on peut imaginer que Moïse avait suivi l’enseignement secret de la maison de vie, que suivent les Pharaons. On devrait donc s’attendre à retrouver dans l’Arche d’Alliance les traditions divines de l’Egypte, avec son cortèges de multiples dieux, hors c’est un dieu unique que Moïse présente, avec un culte très différent. Ceci dit, à l’époque de la vie de Moïse, régna pendant une courte période, un Pharaon qui vénérait le dieu unique Aton ; le célèbre Akhenaton. Il y aurait-il un lien ?

Akenaton – Un lien avec Moïse ?

On ne peut rien affirmer sur ses origines, mais Moïse avait toutes les connaissances et la destinée d’un héritier du trône d’Egypte, pour initier un nouveau royaume. Ce qui est intéressant, c’est que l’Egypte est entrée dans une période de décadence, à partir de ce moment. Moïse savait peut être que la fin de l’Egypte approchait, et qu’il fallait placer dans l’Arche d’Alliance tout les espoirs, ainsi que le potentiel spirituel et moral, pour ensemencer un nouveau monde.

Mais de quoi était composé ce puissant germe qui devait créer la civilisation futur ?

A part les fameux 10 commandements, qui sont extrêmement réducteur par rapport aux objectifs de l’arche, le culte et tous les objets qui l’entouraient sont à la base de nos croyances et symboliques actuelles.

La Tabernacle, demeure provisoire de l’Arche d’Alliance

D’ailleurs, ce n’est que longtemps après sa construction, et après un voyage de nomade, semé de conflits et de guerres, qui dura près de 500 ans, que l’Arche d’alliance pu enfin s’installer officiellement au cœur du royaume promis par Moïse, à Jérusalem, dans le fameux temple de Salomon.

Temple de Salomon à Jérusalem – Demeure officielle de l’Arche d’Alliance

Les objets du culte ont toujours accompagnés l’Arche sacrée, durant toute sa vie de nomade, dans l’enceinte du Tabernacle. Ces objets se sont retrouvés ensuite placé dans le temple de Jérusalem. Chaque objets avait une signification profonde et symbolique des mystères et secrets du coffret d’Or.

Objets accompagnants les pouvoirs et le culte de l’Arche d’Alliance

A l’extérieur du temple, sur le parvis, l’autel des Holocaustes représente les pouvoirs du feu et du sacrifice. Pour l’initier, cette première étape était de sacrifier au feu sa nature animale. Le feu est associé au mental, mais d’un point de vue symbolique, cet autel est dédié au chiffre 4 (représenté par la matière), aux 4 anges de l’apocalypse (par ses 4 cornes de coin), ainsi qu’au feu purificateur. Mais il est fort probable qu’il servi surtout à l’origine, à des opérations Alchimiques qui permettent de conduire au grand œuvre (Voir Article : Le mont Horeb du Sinaï), plutôt qu’aux sacrifices animales ou barbares que reprirent beaucoup d’autres cultes, par ignorance, pour soit disant apaiser leur(s) divinités.

Les pouvoirs de l’autel des Holocautes

La mer d’Airain était aussi à l’extérieur du temple, sur le parvis. C’était une immense cuve remplis d’eau, porter par 12 taureaux de bronze (ou plutôt d’Airain). Les pratiques liées à ce bassin sont en relation directe avec la pratique du baptême repris plus tard par les Chrétiens. C’est une sorte de purification en relation avec les émotions (Symbole de l’eau).

Les pouvoirs de la Mer d’Airain

En entrant dans le temple, on découvrait le chandelier d’or (à gauche), l’autel des parfums (au centre) et la table des pains de Proposition (A droite).

Le chandelier est certainement l’objet le plus puissant qui accompagne l’Arche d’Alliance, mais aussi le moins bien compris. Il représente les 7 lumières de la vérité et de la vision interne et externe. Mais ce candélabre d’Or représente surtout l’arbre de vie, qui fut repris, et se trouve à la base de toutes les traditions cabalistiques les plus ésotériques. Sa force, sa portée et la connaissance qu’il véhicule dépasse de loin tout ce que l’homme de notre époque peut imaginer.

Les pouvoirs du chandelier d’Or – La future Menorah

A droite, se tenait la table des pains de Proposition. Cet objet est à mettre en relation directe avec ce qui deviendra le pain de l’Eucharistie donné par Jésus, mais aussi pratiqué par Abraham, 600 ans avant Moïse. En fait, la table des pains de proposition correspond à la « Manna » que Moïse fit consommer à son peuple. Chez les Égyptiens, les pains correspondent à la Pierre de feu ou Mfkzt, et au moyen âge, il faut plutôt les mettre en relation avec l’Ormus (voir article : Pierre Feu Or et Eternité) ou la pierre philosophale, qui transforme la matière vile en Or, donne la santé divine et ouvre l’accès vers l’autre monde.

Les pouvoirs des pains de proposition

Et enfin, l’autel des parfums est situé au centre du temple. La fumée de ses encens constitue un voile derrière lequel on distingue l’entrée du Saint des Saints, dont la fonction était protéger l’Arche Sacrée des regards. C’est la sphère intermédiaire entre l’esprit et la matière, celle qui synchronise les deux.

Les pouvoirs de l’Autel des Parfums

Quand à l’Arche d’Alliance, elle n’était visible et accessible uniquement par les grands prêtres lévite. Personne ne devait la toucher au risque d’être foudroyé instantanément par un puissant éclair ou arc électrique. Elle était souvent en lévitation au dessus du sol grâce aux 4 pierres de la perfection et de la fondation (Voir article : Pierres magiques pouvoirs divins ou technologie). Son énergie pouvait faire s’effondrer les murs d’enceinte d’une ville.

Mais sa plus grande force venait de ce qu’elle contenait et de ce qui l’accompagnait : Les connaissances ancestrales, les principes et structure de la vie sur l’esprit et la matière, la sagesse et l’amour, pour que germe dans l’esprit de tous les enfants d’un monde futur, une nouvelle conscience universelle.

L’Arche d’Alliance – Le germe de tous les pouvoirs


Le Mont Horeb du Sinaï

Le mont Horeb est l’endroit, dans le Sinaï, où Moïse aurait reçut les Tables de la loi, lors de l’épisode de l’Exode, décrit dans la Bible.

En 337, l’Impératrice byzantine Hélène (la mère de l’empereur Constantin Ier de Constantinople) fit construire une chapelle sur le site où elle pensait être le Buisson-ardent de Moïse. Elle la dédia à la Vierge Marie. Part la suite, ce lieu deviendra le Monastère St Catherine, représentant le lieu officiel, encore aujourd’hui, de l’un des évènements les plus importants de l’ancien Testament.

Mais le choix de cet emplacement par l’impératrice semble imprécis. En effet, si on suit les indications de la Bible, celui-ci semble situé beaucoup trop au Sud du Sinaï, obligeant un énorme détour périlleux, pour le peuple d’Isarël. De plus, la localisation d’un arbuste précis sans bâtiment, dans une chaine de montagne aussi vaste que les Alpes, semble arbitraire ; au centre du massif, au pied de l’une des plus hautes montagnes.

Rien ne prouve non plus que ce ne soit pas le bon endroit, si on ne tient pas compte d’une récente découverte, au début du 20ème siècle, par un Archéologue anglais, d’un ancien temple beaucoup plus au Nord du Sinaï, pile sur un trajet plus logique de la migration du peuple de l’Exode.

En effet, en mars 1906, Sir W.M. Flinders Petrie découvrit les ruines d’un temple Egyptien, au premier abord assez classique, mais qui allait s’avérer très mystérieux, le temple de Sérâbît El Khâdim.

Ruine du Temple de Sérâbît El Khâdim dans le Sinaï

Pour commencer, ce fameux temple dédié à Hathor (Déesse Egyptienne nourricière ou dispensatrice de vie) est situé dans le Sinaï, en dehors des frontières Egyptiennes, en haut d’une montagne, ce qui n’est pas commun du tout, pour un temple de cette importance.

Hathor (Déesse Egyptienne nourricière ou dispensatrice de vie)

De grande importance certes, car les inscriptions hiéroglyphiques prouvent que tous les pharaons depuis la 1ère à la 18ème dynastie sont venus dans ce lieu et y ont laissés des traces.

Un temple actif pendant une période aussi longue, avec une fréquentation aussi prestigieuse, sans aucune trace écrite ailleurs, caché dans le Sinaï en haut d’une montagne, ne peut faire penser qu’à un temple secret d’une très grande importance.

Mais pourquoi, et quelle était la fonction de ce temple ?

Plan reconstitué du Temple d'Hathor

Les Egyptiens ont longtemps conservés et défendus les régions du Sinaï, sous leur domination, essentiellement pour ses nombreuses ressources en cuivre et en lapis lazulis. Depuis les premières dynasties, et peut être même bien avant, de nombreuses mines y ont été exploitées.

Effectivement, pendant les fouilles de 1906, Flinders Petrie a mis au jour d’énormes quantités de récipients et d’outils témoignant d’une forte activité industrielle (Se qui peut paraitre étrange dans un temple dédié à Hathor). On pourrait penser à une exploitation de lapis lazulis ou de cuivre, mais pourquoi tant d’attention de la part des grands de cette époque, et tant de précaution pour cacher une simple exploitation minière.

Matières brutes précieuses présentes dans le Sinaï

En outre, les salles abritaient une collection de plaques vernissées, de cartouches, de scarabées et d’ornements sacrés, avec des motifs de spirales, de losanges et de quadrillages.

Un autre fait semble difficile à expliquer, les archéologues découvrir également un creuset de métallurgiste (ce qui parait incroyable) et une quantité considérable de poudre blanche pure et très fine (dont l’origine et la composition est totalement inconnue) dissimulée sous des dalles soigneusement ajustées.

De plus, pas de cuivre ni de minerai précieux retrouvés sur le site.

Et pourtant, il parait évident, par les faits, que ce temple était dédié à la fabrication de quelque chose d’important et de secret.

Sur de nombreuses stèles et inscriptions présentent partout sur le site, certains thèmes ressortent fréquemment : Pain blanc, noble Pierre précieuse, Grand Homme qui détient les secrets de la Maison de l’Or, Pain conique, Pain et lumière, laver ou révéler l’Or, les Grands de la Confrérie Blanche et Mfkzt.

Ce dernier terme se retrouve dans le livre des morts Egyptien, de nombreuse fois, prononcé « mufkuzt », il représente une matière précieuse.

De l'Or à consommer ?

Champollion, en 1822, savait que ce n’était ni de la turquoise (ou lapis lazulis), ni du cuivre, et ni de la malachite. On sait aussi que cela désignait une forme de « pierre », d’une extrême valeur, mais considéré comme instable. En 1955, on savait que le Mfkzt était un produit minéral de valeur.

Le Feu de la Transmutation Alchimique

Ne parlons nous pas, finalement, d’une activité Alchimique initiatique et secrète ?

Et si le temple servait à produire la fameuse pierre philosophale pour les pharaons et leurs hauts dignitaires, afin de prolonger leurs vies terrestres et spirituelles ? (ce qui est justement le rôle de la déesse Hathor)

Mais, quel rapport avec le mont Horeb de Moïse ?

Extraits de la bible :

Moïse sur le Mont Horeb

« Tout le peuple entendait les tonnerres et le son de la trompette; il voyait les flammes de la montagne fumante [Peut être le creuset de métallurgiste en action]. A ce spectacle, le peuple tremblait, et se tenait dans l’éloignement. »

« Et, comme il approchait du camp, il vit le veau et les danses. La colère de Moïse s’enflamma; il jeta de ses mains les tables, et les brisa au pied de la montagne. »

« Il prit le veau [d’Or] qu’ils avaient fait, et le brûla au feu [Comment peut-on brûler de l’Or, sauf s’il s’agit d’une opération Alchimique]; il le réduisit en poudre [Notre poudre blanche ?], répandit cette poudre à la surface de l’eau, et fit boire les enfants d’Israël. [Assurément, un rituel initiatique plutôt qu’une punition] »

N’oublions pas que la 18ème dynastie correspondant à la période de Moïse, peut être la dernière utilisation de ce temple par celui-ci.