Archives de octobre, 2011

Le mythe des mondes souterrains

Le mythe des mondes souterrains - Olivier Fargin

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(suite…)


Tout n’est qu’énergie et vibrations !

En physique, il existe deux théories qui se confrontent depuis le XVII siècle, au sujet de l’identité intrinsèque de la lumière. Certain affirme qu’elle est composée d’entités corpusculaires, autrement dit d’un flot de particules que l’on nomme Photon, et d’autres sont de fervents défenseurs du fait que la lumière soit plutôt constituée d’ondes.

La lumière est-elle corpusculaire ou ondulatoire ?

Il se trouve qu’à la suite de nombreux travaux réalisés par Albert Einstein et Louis de Brogie, on accorde à tous les objets une nature d’onde et de particule, dans les échelles microscopiques. Le duel entre ondes et particules n’est donc pas prêt de se terminer.

Mais comment une entité peut être à la fois onde et particule ?

Ce qui est le plus troublant, c’est que la théorie de l’un est en parfaite contradiction avec la théorie de l’autre. Il faut bien comprendre que ces concepts ne sont pas la réalité, mais des outils mathématiques s’approchant ou plutôt représentant la réalité. Comme tous les concepts, ils ont leurs incertitudes, leurs marges d’erreurs et la fâcheuse tendance à simplifier un peu trop radicalement la véritable nature des choses.

(Voir Article : La nature, notre déesse à tous)

Ces théories ne sont pas la réalité, mais des outils mathématiques représentant la réalité

Les scientifiques sont toujours à la recherche de la théorie du tout, celle qui permettra d’expliquer tous les fonctionnements de l’univers, et quelque soit les cas de figure, dans l’infiniment grand comme dans l’infiniment petit. Ils cherchent la formule unique, l’équation universelle, le symbole d’unification. Mais on voit bien que ce n’est pas si simple, et le duel entre particules et ondes, en est un exemple évident.

Il est intéressant de préciser que la théorie des particules est beaucoup plus naturelle pour nous, ou disons qu’elle est beaucoup plus facile à comprendre, car nous avons tous tendance à vouloir matérialiser nos idées sous forme d’objets facilement manipulables, et déconnectés de la complexité environnante.

Une onde est bien plus difficile à représenter mentalement, et par nature, elle se propage, s’interconnecte et imprègne tout son entourage. En ce sens, elle est certainement plus proche de ce que la nature a dans sa complexité et dans son infini potentiel. En d’autres termes, accepter une théorie ondulatoire, c’est accepter que rien est isolé, et qu’il puisse exister une interconnexion permanente entre toutes choses.

La représentation ondulatoire se rapproche plus de la nature que celle des particules

Après les travaux d’Einstein sur la relativité, une 2ème dualité va naitre ; la physique astronomique (Macroscopique) et la physique des particules subatomique (Microscopique). On s’éloigne encore de la théorie du tout. En effet, les nouvelles technologies permettent enfin d’expérimenter la physique de l’infiniment petit, qui était resté jusque là entièrement théorique.

En reflet à la dualité Particules/Ondes, va naître deux nouvelles théories ; La théorie des Cordes (Partisante des ondes subatomiques) et la mécanique Quantique (Partisante des particules subatomiques).

Mais plus on s’approche de l’infiniment petit, plus on s’aperçoit que notre monde n’est pas se que l’on croit, et qu’il est finalement bien éloigné de ce que la science officielle nous a appris.

La mécanique Quantique en est un parfait exemple. La vitesse de la lumière n’est plus une limite, les liens de causes à effet ne sont plus respectés, et par une simple observation, on conditionne le résultat d’une expérience. On croit rêver, pourtant ce n’est pas de la science fiction, c’est notre nouvelle réalité.

Enchevêtrement des relations ondulatoires à tous les niveaux de la réalité

(Voir article : Quand la science rejoint le paranormal)

(Voir article : Déformation du temps)

Cependant, on sent bien les limites de l’utilisation de la théorie des particules dans des échelles subatomiques, se qui rend la théorie des cordes fort intéressante à étudier, se rapprochant peut être un peu plus de la représentation de la nature. Elle explique que tout les éléments de l’univers, à une échelle subatomique, sont composés de cordes d’énergie, ou de vibrations, résonants sur une fréquence particulière. Si on change une de ces fréquences, on modifie la structure élémentaire de la matière. En d’autre terme, la maîtrise de ces fréquences offre la maîtrise sur la matière et l’énergie qui nous entoure.

Représentation de la théorie des Cordes

On pourrait presque dire que la matière est de la lumière ou de l’énergie appauvrit, ayant une fréquence plus basse. Cela rejoint sans équivoque certaines sagesses bouddhistes qui affirment que tout est vibration, et que l’illumination se trouve à la fois dans les hautes fréquences de l’univers, et dans notre être.

Sommes-nous enfin, en train de découvrir que les ondes vibratoires existent à tous les niveaux fractals de la matière visible et invisible ? La théorie des cordes dit même que les ondes forment la matière, et qu’ondes et matières sont la même entité. En extrapolant, la seule différence qu’il existe entre la matière, l’énergie, la lumière et une onde, c’est sa fréquence, sa vibration.

Cela sous-entend également que la matière émet des ondes à tous les niveaux de sa structure, se déployant dans toutes les directions, à la rencontre d’un réseau de communication universelle, de l’infiniment petit vers l’infiniment grand, et inversement ; le fameux réseau Akashique des anciens.

Cet océan de vibrations, ou champs Akashique assure la cohérence de l’univers tout entier

A un niveau subatomique, ces ondes vont permettre une relation entre les atomes et les molécules, assurant une sorte de cohérence de la matière.

A une échelle intermédiaire, les objets et les êtres vivants vont produire des ondes de formes, des corps énergétiques ou éthériques. Les planètes elles-mêmes vont produire des courants énergétiques et des flux telluriques, qui permettront de s’interconnecter avec les ondes cosmiques.

A une échelle macroscopique, ses flux puissants vont assurer la cohésion des systèmes stellaires, des galaxies et finalement de l’univers tout entier.

Notre corps est sensible à cet océan d’énergie et de vibrations

Et si notre esprit était capable de capter ces ondes ?

Et si notre esprit était lui-même une partie de ces ondes ?

Et si notre esprit était capable d’informer la matière par l’intermédiaire de ces ondes ?

La réalité ne serait qu’un océan de vibrations interconnectées en permanence, à tous les niveaux de la création.

(Voir article : Champs de synchronicité)


L’Atlantide sur les îles Canaries ?

L’Atlantide est peut être la légende la plus connue du monde. Il existe une multitude de théories qui trouvent toutes leurs cohérences à partir d’un indice historique, d’une rumeur ou tout simplement, venant d’un sentiment qu’il existait une civilisation avancée avant la nôtre, et que nous avons malheureusement tout oublié dans une sorte d’amnésie collective.

Réalité, rumeur, légende ou symbole ? Une chose est sûre ; Ceux qui y croient espèrent réécrire l’histoire officielle de nos origines, alors que les autres cherchent à protéger à tout prix leurs convictions bien solides, qui reposent sur le fait que nous avons toujours été plus évolués que nos ancêtres. Personne ne souhaite scier la branche sur laquelle nous sommes confortablement installés.

Sur la piste de l’Atlantide, l’île mystérieuse et merveilleuse

Mais revenons aux fameux indices éparpillés dans l’histoire. Tout commence avec Platon qui nous parle de l’existence de cette île mystérieuse et merveilleuse, dans le récit de la Timée. Il nous raconte, par la voix de Critias, les propos du grec Solon, qui rapporte ce que lui auraient apprit les grands prêtres de Saïs, en Egypte.

Extrait de la Timée (source : Wikipédia) :

« En ce temps-là, on pouvait traverser cette mer Atlantique. Elle avait une île, devant ce passage que vous appelez, dites-vous, les colonnes d’Hercule. Cette île était plus grande que la Libye []et l’Asie []réunies. (…) Or, dans cette île Atlantide, des rois avaient formé un empire grand et merveilleux. »

L’Atlantide, la cité d’Atlas fondée par son père Poséidon

« Le roi éponyme de l’Atlantide est Atlas, fils du dieu de la mer Poséidon et de la nymphe Cleito. L’île est divisée en dix royaumes gouvernés par Atlas et ses neuf frères puis par leurs descendants. Chaque royaume possède sa propre capitale, copiée sur la cité-mère, capitale du royaume d’Atlas, dessinée par Poséidon lui-même. La cité-mère est située autour d’un mont. Elle est circulaire et entourée de fossés navigables.»

« L’île est riche en ressources naturelles, parmi lesquelles figure un métal mystérieux, l’orichalque. La religion des Atlantes était centrée sur Poséidon, le père des dynasties royales, et incluait le sacrifice annuel d’un taureau que l’on devait capturer pour ensuite l’égorger sur un autel en forme de colonne. »

« Dans l’espace d’un seul jour et d’une nuit terrible, toute votre armée athénienne fut engloutie d’un seul coup sous la terre et, de même, l’île Atlantide s’abîma dans la mer et disparut. Voilà pourquoi, aujourd’hui encore, cet océan de là-bas est difficile et inexplorable, par l’obstacle des fonds vaseux et très bas que l’île, en s’engloutissant, a déposés. »

La cité est circulaire et entourée de fossés navigables

Plusieurs termes sont à faire ressortir de ces textes. Pour les grecs, les colonnes d’Hercule représente le détroit de Gibraltar. Donc, à en croire le texte, l’île se trouverait au-delà, pas très loin, et en face de ce passage, en océan Atlantique. Des indications plutôt relatives, vu la taille de l’océan.

Il semble y avoir également un point de confusion. En effet, la Timée parle d’une « île plus grande que la Libye et l’Asie réunies », ce qui ferait plutôt penser à un continent. Au quel cas, on se demande s’il n’y a pas une confusion entre l’Atlantide et le Continent de Mu, qui est plutôt localisé dans l’océan pacifique, selon les légendes.

Il est intéressant de faire ressortir également la souveraineté de l’Atlantide. Selon le texte, le roi de l’Atlantide était Atlas, mais son père, Poséidon, a manifestement une place de fondateur et de dieu vénéré par les Atlantes. Nous allons voir que Poséidon est à rapprocher d’une autre divinité Egyptienne. Ce qui nous ramène au début du voyage, là où la légende est née ; En Egypte.

Le grand Poséidon, fondateur de l’Atlantide

Dans les textes sacrés Egyptiens comme le texte des pyramides, le texte des Sarcophages et le Livre des morts, on parle d’un pays mythique appelé A’amenptah, Amenta ou Amenti. C’était le domaine du Neter (Dieu) Râ, à l’Ouest de Kemet (Egypte) et de Kankala (Afrique) qui, selon les textes, formait en fait plusieurs domaines primordiaux des Neteru (Dieux) d’Egypte, avant le grand cataclysme.

Il s’agit en fait d’un groupe d’îles dont les noms se retrouvent sur les murs du temple d’Edfu, en Egypte. Il y avait Sekhet-Hetep (Le champ de la paix), Yu-Hetep (L’île de la paix), Yu-He (L’île du combat), Yu-Shut (L’île de l’œuf), Yu-Titi (L’île du piétinement), Yu-Râ (L’île de Râ), Yu’u-Nebut, Yu-Ruty, les piliers de Nut et Yu-Neserver (L’île de l’embrasement, correspondant à tenerife, qui contient le volcan Teide culminant à 3 700 mètres et large de 8 Km, dont la caldeira est gigantesque).

Volcan de Teide sur Tenerife

Les textes d’Edfu indiquent que ces domaines auraient été détruits lors d’une guerre entre Horus (Fils d’Osiris) et Seth, et en raison du passage d’un corps céleste dénommé « Œil du son ». Cet évènement précipita la destruction d’A’amenptah.

Si on essais de localiser A’amenptah avec les indications du temple d’Edfu, à l’Ouest de l’Egypte et de l’Afrique, on tombe sur un ensemble d’îles dont le nombre correspondant à la description. Il s’agit des îles des Canaries.

Archipel des Canaries, probablement l’A’amenptah aux temps d’Horus

La carte ci-dessus, montre une hypothèse de positionnement des îles mythiques aux Canaries, selon le texte du temple d’Edfu, sur les sources du livre d’Anton Parks (le testament de la vierge). Il est a prendre en compte le fait que la carte est une représentation actuelle (prise sur Google Earth, coordonnées GPS : 28°36’15.83″N 15°43’38.74″W), et que le niveau de la mer devait être beaucoup plus bas, il y a 10 000 ans, juste avant la fonte des glaces de l’ère glacière, sans parler des cataclysmes qui auraient pu modifier la configuration des îles.

(Voir article : Cités et origines englouties)

Il est important de noter que le temple d’Edfu était dédié à Horus et qu’il était le fils réincarné d’Osiris. En effet, Osiris fut assassiné par Seth, et Isis lui redonna la vie sous la forme d’Horus, son fils, la réincarnation d’Osiris. Donc Horus continua la guerre contre Seth, et finira par venger son père.

Temple d’Edfu (Edfou) dédié à Horus fils d’Osiris

A’amenptah était le séjour des dieux et plus précisément la mère-patrie d’Osiris. Sa traduction en Egyptien peut vouloir dire « Lieu grand et stable de Ptah ». Précisons que selon certains textes, Ptah serait une figure primitive d’Osiris.

Le nom « Canaries » ne vient pas du petit oiseau jaune, mais du latin « Canariae Insulae » qui signifie l’île aux chiens. Ce nom vient du fait que les premiers explorateurs ont découvert sur la plupart des îles de l’archipel, des chiens sauvages (Canes). Or, nous savons que les suivants d’Osiris, les Shemsu portent le signe du chien ou du loup en Egypte, et qu’ils sont les suivants de l’A’amenptah.

Shemsu d’Osiris – Temple de Sethi 1er à Abydos

L’île principale des Canaries est Tenerife. Les Guanches (Aborigènes de l’archipel) l’appelaient « Chinet ». Eux-mêmes se nommaient les « Ua’n-Chinet » (L’homme du volcan). Se terme est proche du terme Egyptien Ua-Shenit (Détaché ou écarté de la déesse vache) ou Ua-Shentit (Détaché ou écarté d’Isis). Isis a récupéré la propriété d’A’amenptah, à la mort d’Osiris, qu’elle a confié à son fils Horus.

Après le grand cataclysme, en relation possible avec « l’œil du son » et la guerre avec Seth, qui provoqua la destruction d’A’amenptah, les rescapés des îles auraient très bien pu être considéré comme isolé ou Ua-Shentit (Détaché ou écarté d’Isis).

Seth (à droite) contre Horus (à gauche)

« Shentit » est une épithète d’Isis. « Shen » ou « Shenu » (La corde entrelacée sur une onde), évoque une périphérie, un cercle, le fait d’encercler ou d’entourer, ce qui correspond à la description de Platon quand il dit « Elle est circulaire et entourée de fossés navigables ».

Nous revoilà sur le texte de Platon, et sur l’évocation de la souveraineté de Poséidon sur l’Atlantide.

Il se trouve qu’Osiris se rapproche beaucoup de la symbolique de Poséidon. Il est très souvent rapproché du monde aquatique et est considéré comme le maître des lieux souterrains, comme Poséidon.

Osiris sur son trône, Isis à gauche, et Horus à droite

(Voir article : Osireion ancien temple de Séti 1er)

Enki, dieu Sumérien des eaux

A ce titre, Osiris est aussi à rapprocher du dieu Sumérien Enki, dont certaines représentations, sous le nom d’Enki-Oannes, le montre sous forme d’un homme-poisson. Et comme par hasard, il existe une tablette sumérienne, un poème d’Enki, qui ressemble étrangement à la description d’A’amenptah ou de l’Atlantide. On y retrouve même l’évocation de cette construction maritime en « pleine mer » qu’Enki (Osiris) avait « Compliqué comme une natte » (ou comme « La corde entrelacée sur une onde »)

Enki-Oannes, l’homme poisson

Extrait du poème sumérien « Enki et l’ordre du monde » (Ligne 285 à 294) :

« Enki érigea un temple, précieux et inextricable sanctuaire. Il l’érigea en pleine mer. Ce sanctuaire au plan grandiose, compliqué comme une natte, dont la partie basse est à l’image de Iku (la constellation de Pégase) et la haute, celle de Gisgigir (Le chariot), entouré d’un flot houleux, doté d’un fantastique éclat surnaturel, dont même les Grands Anunna n’osent s’approcher. […] Les Anunna debout devant lui, priant et invoquant en ce temple marin, dressèrent pour Enki une haute estrade »

 

(Sources : Le testament de la vierge d’Anton Parks)


Grande Pyramide de Khéops ou d’Isis

D’où nous vient le nom du Pharaon constructeur de la Grande Pyramide du plateau de Gizeh ? Il faut savoir qu’aucune inscription hiéroglyphique sculptée, ni fresque, ni aucune statue n’à été retrouvé sur les lieux, ce qui fait penser à la même facture que le temple d’Osiris, l’Osireion.

(Voir article : Osireion ancien temple de Séti 1er)

Pourtant, on attribue sans l’ombre d’un doute, les trois pyramides de Gizeh à trois Pharaons, et malheur à celui qui oserait en dire autrement, la communauté officielle de l’Egyptologie a tranchée.

La Grande Pyramide est attribuée à Khéops, la seconde et moyenne à son frère Krephren (juste à côté), et enfin la petite, au fils de Kheops, Mykerinos. Tous les trois vécurent pendant la quatrième dynastie entre 2 575 et 2 467 av. JC.

Les 3 pyramides du plateau de Gizeh

Ces informations nous viennent d’un célèbre historien Grec, Hérodote, qui est né vers 483 av. JC, et qui a écrit ce texte :

« Kheops, m’a-t-on dit, régna pendant cinquante ans, et son frère Khephren lui succéda à sa mort. Ce dernier bâtit lui aussi une pyramide… moins haute de quarante mètres que celle de son frère, mais tout aussi majestueuse… Khephren régna cinquante-six ans… puis Mykerinos, le fils de Kheops, monta sur le trône d’Egypte… Cet homme laissa une pyramide beaucoup plus petite que celle de son père. »

Plan Google Earth du plateau de Gizeh

Quelques cinq siècles plus tard, il y eu une première exploration de la grande pyramide par l’expédition du calife Al-Mamoun, gouverneur du Caire au 9ème siècle de notre ère. Il rêvait en secret d’accéder à une chambre secrète qui conservait, disait-on, les clés de la sagesse et des technologies antiques. Celui-ci a fait creuser un trou dans la façade Nord de l’édifice. Par coup de chance, l’expédition tomba sur un couloir descendant qui les menèrent à un autre couloir ascendant, mais scellé par d’immense bloc de granit. Ils contournèrent l’obstacle en creusant dans le calcaire pendant deux semaines, et retombèrent sur le couloir ascendant un peu plus haut. C’est là qu’ils découvrirent les deux chambres (appelées chambre du Roi et chambre de la Reine) inviolées, car protégées par les blocs de granit.

Al-Mamoun à la recherche des clés de la sagesse et des technologies antiques

Ils s’attendaient bien évidemment à trouver d’immenses trésors. Mais à leur grande stupéfaction, ces deux salles étaient complètement vides, sans statue, sans objet, sans inscription, juste un tombeau de pierre vide.

Beaucoup pensent à un pillage, mais l’accès semblait inviolé, et même un pillage aurait laissé des traces, des débris, et des restes de toute sorte. Or là rien ! Et par où les pilleurs auraient-ils sortis les trésors ? Existe-t-il un autre passage ? Effectivement, oui. Un accès que n’a pas découvert le Calife. Un boyau très étroit, presque à la verticale. Mais, difficile d’imaginer que des voleurs de trésors est utilisés ce passage, encombrés de leur butin. Ce passage avait dût servir de sortie, une fois le couloir d’accès principal scellé.

Intérieur de la Grande Pyramide

Un autre point est encore plus étrange. D’après les Égyptologues, les pyramides sont des tombeaux, la dernière demeure des Pharaons. Traditionnellement, les objets, les inscriptions et les fresques qui entourent le sarcophage étaient très codifiés, car tout cet environnement ritualisé devait aider le Pharaon à être guider dans le monde de l’au-delà. Alors pourquoi le tombeau de Kheops, vierge de toutes inscriptions, devrait-il déroger à la règle ?

A moins qu’il ne s’agissait pas de son tombeau. Et du coup, en l’absence d’inscription, qu’est ce qui nous prouverait qu’il s’agit de Kheops, à part les rumeurs entendus par Hérodote ?

A gauche le tombeau de Toutankhamon, à droite celui de Kheops ?

Un autre évènement a servi à appuyer la thèse de l’historien Grec, et de convaincre un peu rapidement toute la communauté des Archéologues.

Au 19ème siècle, plusieurs expéditions ont été organisées par le colonel Howard Vyse, sur le plateau de Gizeh, dans le but de trouver enfin un indice qui permettrait une fois pour toute d’identifier Kheops, comme Pharaon de la Grande Pyramide. Mais toutes ses opérations se sont soldées par des échecs. En 1837, alors qu’il était sur le point de perdre tous ses financements, il découvrit un graffiti dans un endroit improbable de la pyramide, dont voici un extrait de la traduction :

«Puissante couronne blanche de Khnoum-Kheops », « Equipe d’artisants », et «année dix-sept »

Le plateau de Gizeh à l’époque de l’expédition d’Howard Vyze

C’était exactement l’information qu’il fallait trouver, et au bon moment, quelle chance miraculeuse ! Trop beau pour être vrais sans doute ! Le colonel, du coup,  eut tout le budget nécessaire pour continuer tranquillement ses recherches.

Seulement voilà, quelques indices laissent à penser qu’Howard Vyze aurait lui même créé ce graffiti car il présentait une erreur d’écriture qui n’aurait pas pu être fait à l’époque du Pharaon. De plus, pourquoi cette inscription unique dans un endroit caché, alors qu’il n’y avait rien sur son soit disant sarcophage ?

Cartouche de Kheops selon Vyze et selon la liste officielle des Rois à Abydos

Tout çà est bien étrange ! Un autre élément va dans le sens de la supercherie de Vyze, tout du moins, dans le sens où Kheops n’aurait pas été le constructeur de la Grande Pyramide ; la découverte dans un temple d’Isis, de la stèle de l’inventaire, près d’une des pyramides sur le plateau de Gizeh.

Voici un extrait de cette stèle de l’inventaire découverte par l’archéologue français Auguste Mariette :

 « L’Horus vivant Medjou Hor, roi de Haute et Basse-Égypte, Khoufou (Khéops) a reçu la vie. C’est à côté de la Demeure-du-Sphinx, au nord-ouest de la Demeure-d’Osiris, seigneur de Rôsétaoui, qu’il a établi la Demeure-d’Isis. C’est à côté du temple de cette déesse qu’il a construit sa pyramide. C’est à côté de ce temple qu’il a construit une pyramide pour la fille du roi, Hénoutsen. »

Ce texte explique qu’à la naissance de Kheops, la Grande Pyramide existait déjà et qu’elle était considérée comme la demeure de la déesse Isis.

Isis redonnant la vie à Osiris

Les Égyptologues ont complètement minimisé et rejeté cette information, car Kheops était pour eux, le candidat idéal pour fixer une date de construction cohérente à la Grande et mystérieuse Pyramide, sans être obligé de remettre en cause l’histoire de nos origines.

(Voir article : A pied joint dans l’Archéologie interdite)

Alors, s’agit-il de la Pyramide de Kheops ou celle de la Grande Isis ?

(Source : L’empreinte des dieux de Graham Hancock)