Mythologie Gréco-Romaine

Les astronautes de l’antiquité

Les astronautes de l'antiquité - Olivier Fargin ***
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A la recherche du continent perdu

A la recherche du continent perdu - Olivier Fargin
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Connaissances oubliées de la table d’Emeraude

Connaissances oubliées de la table d’émeraude - Olivier Fargin
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Le Mythe de Gaïa

Le mythe de Gaïa - Olivier Fargin
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L’Atlantide sur les îles Canaries ?

L’Atlantide est peut être la légende la plus connue du monde. Il existe une multitude de théories qui trouvent toutes leurs cohérences à partir d’un indice historique, d’une rumeur ou tout simplement, venant d’un sentiment qu’il existait une civilisation avancée avant la nôtre, et que nous avons malheureusement tout oublié dans une sorte d’amnésie collective.

Réalité, rumeur, légende ou symbole ? Une chose est sûre ; Ceux qui y croient espèrent réécrire l’histoire officielle de nos origines, alors que les autres cherchent à protéger à tout prix leurs convictions bien solides, qui reposent sur le fait que nous avons toujours été plus évolués que nos ancêtres. Personne ne souhaite scier la branche sur laquelle nous sommes confortablement installés.

Sur la piste de l’Atlantide, l’île mystérieuse et merveilleuse

Mais revenons aux fameux indices éparpillés dans l’histoire. Tout commence avec Platon qui nous parle de l’existence de cette île mystérieuse et merveilleuse, dans le récit de la Timée. Il nous raconte, par la voix de Critias, les propos du grec Solon, qui rapporte ce que lui auraient apprit les grands prêtres de Saïs, en Egypte.

Extrait de la Timée (source : Wikipédia) :

« En ce temps-là, on pouvait traverser cette mer Atlantique. Elle avait une île, devant ce passage que vous appelez, dites-vous, les colonnes d’Hercule. Cette île était plus grande que la Libye []et l’Asie []réunies. (…) Or, dans cette île Atlantide, des rois avaient formé un empire grand et merveilleux. »

L’Atlantide, la cité d’Atlas fondée par son père Poséidon

« Le roi éponyme de l’Atlantide est Atlas, fils du dieu de la mer Poséidon et de la nymphe Cleito. L’île est divisée en dix royaumes gouvernés par Atlas et ses neuf frères puis par leurs descendants. Chaque royaume possède sa propre capitale, copiée sur la cité-mère, capitale du royaume d’Atlas, dessinée par Poséidon lui-même. La cité-mère est située autour d’un mont. Elle est circulaire et entourée de fossés navigables.»

« L’île est riche en ressources naturelles, parmi lesquelles figure un métal mystérieux, l’orichalque. La religion des Atlantes était centrée sur Poséidon, le père des dynasties royales, et incluait le sacrifice annuel d’un taureau que l’on devait capturer pour ensuite l’égorger sur un autel en forme de colonne. »

« Dans l’espace d’un seul jour et d’une nuit terrible, toute votre armée athénienne fut engloutie d’un seul coup sous la terre et, de même, l’île Atlantide s’abîma dans la mer et disparut. Voilà pourquoi, aujourd’hui encore, cet océan de là-bas est difficile et inexplorable, par l’obstacle des fonds vaseux et très bas que l’île, en s’engloutissant, a déposés. »

La cité est circulaire et entourée de fossés navigables

Plusieurs termes sont à faire ressortir de ces textes. Pour les grecs, les colonnes d’Hercule représente le détroit de Gibraltar. Donc, à en croire le texte, l’île se trouverait au-delà, pas très loin, et en face de ce passage, en océan Atlantique. Des indications plutôt relatives, vu la taille de l’océan.

Il semble y avoir également un point de confusion. En effet, la Timée parle d’une « île plus grande que la Libye et l’Asie réunies », ce qui ferait plutôt penser à un continent. Au quel cas, on se demande s’il n’y a pas une confusion entre l’Atlantide et le Continent de Mu, qui est plutôt localisé dans l’océan pacifique, selon les légendes.

Il est intéressant de faire ressortir également la souveraineté de l’Atlantide. Selon le texte, le roi de l’Atlantide était Atlas, mais son père, Poséidon, a manifestement une place de fondateur et de dieu vénéré par les Atlantes. Nous allons voir que Poséidon est à rapprocher d’une autre divinité Egyptienne. Ce qui nous ramène au début du voyage, là où la légende est née ; En Egypte.

Le grand Poséidon, fondateur de l’Atlantide

Dans les textes sacrés Egyptiens comme le texte des pyramides, le texte des Sarcophages et le Livre des morts, on parle d’un pays mythique appelé A’amenptah, Amenta ou Amenti. C’était le domaine du Neter (Dieu) Râ, à l’Ouest de Kemet (Egypte) et de Kankala (Afrique) qui, selon les textes, formait en fait plusieurs domaines primordiaux des Neteru (Dieux) d’Egypte, avant le grand cataclysme.

Il s’agit en fait d’un groupe d’îles dont les noms se retrouvent sur les murs du temple d’Edfu, en Egypte. Il y avait Sekhet-Hetep (Le champ de la paix), Yu-Hetep (L’île de la paix), Yu-He (L’île du combat), Yu-Shut (L’île de l’œuf), Yu-Titi (L’île du piétinement), Yu-Râ (L’île de Râ), Yu’u-Nebut, Yu-Ruty, les piliers de Nut et Yu-Neserver (L’île de l’embrasement, correspondant à tenerife, qui contient le volcan Teide culminant à 3 700 mètres et large de 8 Km, dont la caldeira est gigantesque).

Volcan de Teide sur Tenerife

Les textes d’Edfu indiquent que ces domaines auraient été détruits lors d’une guerre entre Horus (Fils d’Osiris) et Seth, et en raison du passage d’un corps céleste dénommé « Œil du son ». Cet évènement précipita la destruction d’A’amenptah.

Si on essais de localiser A’amenptah avec les indications du temple d’Edfu, à l’Ouest de l’Egypte et de l’Afrique, on tombe sur un ensemble d’îles dont le nombre correspondant à la description. Il s’agit des îles des Canaries.

Archipel des Canaries, probablement l’A’amenptah aux temps d’Horus

La carte ci-dessus, montre une hypothèse de positionnement des îles mythiques aux Canaries, selon le texte du temple d’Edfu, sur les sources du livre d’Anton Parks (le testament de la vierge). Il est a prendre en compte le fait que la carte est une représentation actuelle (prise sur Google Earth, coordonnées GPS : 28°36’15.83″N 15°43’38.74″W), et que le niveau de la mer devait être beaucoup plus bas, il y a 10 000 ans, juste avant la fonte des glaces de l’ère glacière, sans parler des cataclysmes qui auraient pu modifier la configuration des îles.

(Voir article : Cités et origines englouties)

Il est important de noter que le temple d’Edfu était dédié à Horus et qu’il était le fils réincarné d’Osiris. En effet, Osiris fut assassiné par Seth, et Isis lui redonna la vie sous la forme d’Horus, son fils, la réincarnation d’Osiris. Donc Horus continua la guerre contre Seth, et finira par venger son père.

Temple d’Edfu (Edfou) dédié à Horus fils d’Osiris

A’amenptah était le séjour des dieux et plus précisément la mère-patrie d’Osiris. Sa traduction en Egyptien peut vouloir dire « Lieu grand et stable de Ptah ». Précisons que selon certains textes, Ptah serait une figure primitive d’Osiris.

Le nom « Canaries » ne vient pas du petit oiseau jaune, mais du latin « Canariae Insulae » qui signifie l’île aux chiens. Ce nom vient du fait que les premiers explorateurs ont découvert sur la plupart des îles de l’archipel, des chiens sauvages (Canes). Or, nous savons que les suivants d’Osiris, les Shemsu portent le signe du chien ou du loup en Egypte, et qu’ils sont les suivants de l’A’amenptah.

Shemsu d’Osiris – Temple de Sethi 1er à Abydos

L’île principale des Canaries est Tenerife. Les Guanches (Aborigènes de l’archipel) l’appelaient « Chinet ». Eux-mêmes se nommaient les « Ua’n-Chinet » (L’homme du volcan). Se terme est proche du terme Egyptien Ua-Shenit (Détaché ou écarté de la déesse vache) ou Ua-Shentit (Détaché ou écarté d’Isis). Isis a récupéré la propriété d’A’amenptah, à la mort d’Osiris, qu’elle a confié à son fils Horus.

Après le grand cataclysme, en relation possible avec « l’œil du son » et la guerre avec Seth, qui provoqua la destruction d’A’amenptah, les rescapés des îles auraient très bien pu être considéré comme isolé ou Ua-Shentit (Détaché ou écarté d’Isis).

Seth (à droite) contre Horus (à gauche)

« Shentit » est une épithète d’Isis. « Shen » ou « Shenu » (La corde entrelacée sur une onde), évoque une périphérie, un cercle, le fait d’encercler ou d’entourer, ce qui correspond à la description de Platon quand il dit « Elle est circulaire et entourée de fossés navigables ».

Nous revoilà sur le texte de Platon, et sur l’évocation de la souveraineté de Poséidon sur l’Atlantide.

Il se trouve qu’Osiris se rapproche beaucoup de la symbolique de Poséidon. Il est très souvent rapproché du monde aquatique et est considéré comme le maître des lieux souterrains, comme Poséidon.

Osiris sur son trône, Isis à gauche, et Horus à droite

(Voir article : Osireion ancien temple de Séti 1er)

Enki, dieu Sumérien des eaux

A ce titre, Osiris est aussi à rapprocher du dieu Sumérien Enki, dont certaines représentations, sous le nom d’Enki-Oannes, le montre sous forme d’un homme-poisson. Et comme par hasard, il existe une tablette sumérienne, un poème d’Enki, qui ressemble étrangement à la description d’A’amenptah ou de l’Atlantide. On y retrouve même l’évocation de cette construction maritime en « pleine mer » qu’Enki (Osiris) avait « Compliqué comme une natte » (ou comme « La corde entrelacée sur une onde »)

Enki-Oannes, l’homme poisson

Extrait du poème sumérien « Enki et l’ordre du monde » (Ligne 285 à 294) :

« Enki érigea un temple, précieux et inextricable sanctuaire. Il l’érigea en pleine mer. Ce sanctuaire au plan grandiose, compliqué comme une natte, dont la partie basse est à l’image de Iku (la constellation de Pégase) et la haute, celle de Gisgigir (Le chariot), entouré d’un flot houleux, doté d’un fantastique éclat surnaturel, dont même les Grands Anunna n’osent s’approcher. […] Les Anunna debout devant lui, priant et invoquant en ce temple marin, dressèrent pour Enki une haute estrade »

 

(Sources : Le testament de la vierge d’Anton Parks)


La quête de l’immortalité

En Égypte, Les Pharaons étaient considérés comme des dieux ou des demi-dieux. Ils étaient préparés toute leur vie, dans le but de franchir les portes de la Douât (monde des morts ou de l’au-delà), puis à être guidés pour ne pas succomber au sort des mortels. Ce défit à la mort se retrouve inévitablement chez les Grecs, mais d’une façon bien plus prononcée. C’est d’ailleurs eux qui ont donné naissance à cette mode de « quête d’immortalité« .

Ramsès II – Détail de la façade d’Abou Simbel

En effet, dans la mythologie Grec, les dieux étaient considérés comme immortel. Ils aimaient jouer et côtoyer les humains jusqu’à même s’accoupler avec eux. De leurs unions, naquirent des demi-dieux qui perdirent un peu de leur éternité. Eux-mêmes eurent des enfants de dieux ou d’humains, si bien que la durée de vie de ces êtres hybrides se mesurait par le taux de sang divin, autrement dit, par leur lien de parenté avec les dieux de l’éternité. Tous les demi-dieux, quelque soit leur pourcentage de sang divin, cherchèrent frénétiquement à augmenter leur espérance de vie, afin de se rapprocher le plus possible de leurs illustres ancêtres. Depuis ce moment, et jusqu’à nos jours, l’humanité cherche à copier la quête d’immortalité des demi-dieux.

Les grands Dieux Grecs enfantèrent énormément de demi-dieux

Alexandre le Grand pensait que son vrai père était un Dieu Egyptien ou un Pharaon demi-dieu, et à travers ses conquêtes extraordinaires, il est fort probable qu’il ait cherché toute sa vie les secrets qui le mèneraient à l’immortalité, en Égypte, en Mésopotamie et jusqu’en Inde.

Triomphe d’Alexandre le Grand à Babylone

On retrouve de nombreuses histoires similaires bien avant les Grec, en Egypte et chez les Sumériens. La Bible également
en parle
, d’une façon plus discrète. Certains passages (voir des livres entiers) ont été purement et simplement écartés des versions officielles, car ils affaiblissaient l’image de la divinité, et n’étaient plus conforme au Christianisme monothéisme naissant.

Extrait de la Bible, Chapitre 6 de la Genèse (juste avant l’épisode du déluge) :

« … quand les Adam commencèrent à se multiplier
Sur la face de la terre
Et que des filles leur furent nées,
Que les fils des Elohim [divinités]
Virent les filles des hommes,
Qu’elles étaient belles,
Et ils prirent des femmes
D’entre toutes celles qu’ils choisirent.

Il y avait des Nephilims [Anges ou descendant des dieux] sur terre
En ces jours-là, et aussi après,
Lorsque les fils des Elohim
Vinrent vers les filles de l’Adam,
Et elles leur enfantèrent des enfants… »

Tablette de l’épopée de Gilgamesh

L’épopée Sumérienne de Gilgamesh, raconte, sur une tablette cunéiforme, une quête vers l’immortalité. Gilgamesh est le cinquième roi (peut-être légendaire) de la première dynastie d’Uruk (généralement datée de l’époque protodynastique III, vers 2600 avant JC). Traditionnellement, c’est un demi-dieu, de deux tiers humain et d’un tiers divin. La liste royale Sumérienne lui attribue 126 ans de règne. Ce sang sacré qui coule dans ses veines, lui permet d’ailleurs d’entrer dans le domaine des dieux, interdit aux humains.

Il descendit dans les entrailles de la terre et y rencontra un autre demi-dieu Uta-Napishtim, qui lui raconte l’histoire du déluge, comme s’il l’avait vécu en temps que Noé. Dans la Bible, Noé vécu jusqu’à l’âge de 950 ans. Gilgameh lui demande les secrets de l’immortalité. Au moment de partir, Uta-Napishtim lui révèle l’existence d’une plante de jouvence.

Gilgamesh, cinquième roi de la première dynastie d’Uruk (protodynastique III, vers 2600 avant JC).

(Voir article : Sumer, sources des mythes et légendes du monde )

Dans toute l’histoire de l’humanité, on ne compte plus les chercheurs de l’éternelle jeunesse. On parle, entre autre, de fontaine de jouvence, de Mfkzt chez les Pharaons, d’Ormus ou d’élixir des philosophes au moyen âge, et de l’arbre de vie dans la Kabbale et dans la Bible. N’oublions pas également les Alchimistes, qui, sous le couvert de chercher à transformer le plomb en Or, cherchent en fait une transmutation de l’état de mortel vers un état de divinité, et donc d’immortalité. D’où la confusion sur la fonction de la pierre philosophale.

Le phénix, symbole de l’immortalité, en lien avec la pierre philosophale

(Voir article : Pierre Feu Or et Eternité )

Dans la Bible, il est clairement dit que l’immortalité à été finalement refusée à l’homme, se qui sous entend que les dieux ont cette faculté.

Extrait de la Bible, Chapitre 3 de la Genèse, verset 22 :

« L’Éternel Dieu dit: Voici, l’homme est devenu comme l’un de nous, pour la connaissance du bien et du mal. Empêchons-le maintenant d’avancer sa main, de prendre de l’arbre de vie, d’en manger, et de vivre éternellement. »

La plupart des grands patriarches de la Bible ont une longévité incroyable, ce qui a contribué à développer des thèses de toutes sortes sur une codification ou symbolique cachée autour de leur durée de vie. Voici quelques exemples :

Moïse vécu 120 ans
Aaron (son frère) vécu 123 ans
Abraham vécu 175 ans
Enoch vécu 365 ans
Adam vécu 930 ans

Plus on va dans le passé, et plus les Patriarches ont vécu longtemps. On retrouve également cette constante dans la liste Royale Sumérienne définit par Bérose, dit Bérose le Chaldéen, un prêtre Chaldéen astronome, mais aussi historien du IIIè siècle av. JC, né à Babylone.

Cette liste n’a jamais été remise en cause par les archéologues de notre époque, car les évènements et découvertes de l’histoire concordent. Seul grain de sable, la durée de règne des personnages.

La liste Royale Sumérienne

Extrait du début de la liste Royale Sumérienne :

« Après que la royauté descendit du ciel, elle alla à Eridug. À Eridug, Alulim devint roi pour un règne de 28800 ans. »

Alulim de Eridug / Eridu : 28800 ans (8 sars)
Alalgar de Eridug / Eridu : 36000 ans (10 sars)
En-Men-Lu-Ana de Bad-Tibira : 43200 ans (12 sars)
En-Men-Gal-Ana de Bad-Tibira : 28800 ans (8 sars)
Dumuzid de Bad-Tibira : 36000 ans (10 sars)
En-Sipad-Zid-Ana de Larak / Larag : 28800 ans (8 sars)
En-Men-Dur-Ana de Sippar / Zimbir : 21000 ans (5 sars et 5 ners)
Ubara-Tutu de Shuruppak / Curuppag : 18600 ans (5 sars et 1 ner)
Ziusudra de Shuruppak : 36000 ans

« Après le Déluge la royauté passa à Kish »

Jushur de Kish: 1200 ans
Kullassina-bel de Kish : 960 ans
Nangishlishma de Kish : 670 ans
En-Tarah-Ana de Kish : 420 ans
Babum de Kish : 300 ans
Puannum de Kish : 840 ans
Kalibum de Kish : 960 ans
Kalumum de Kish : 840 ans
Zuqaqip de Kish : 900 ans
Atab de Kish : 600 ans
Mashda de Kish : 840 ans
Arwium de Kish : 720 ans
Etana de Kish, le pasteur, qui est monté au Ciel et a mis de l’ordre dans tous les pays : 1500 ans
Balih de Kish : 400 ans
En-Me-Nuna de Kish : 660 ans
Melem-Kish de Kish : 900 ans
Barsal-Nuna de Kish : 1200 ans
Zamug de Kish : 140 ans
Tizqar de Kish : 305 ans
Ilku de Kish : 900 ans
Iltasadum de Kish : 1200 ans
En-Men-Barage-Si de Kish, qui conquit l’Élam : 900 ans
Agga de Kish : 625 ans

« Ensuite Kish fut défait et la royauté passa à Eanna (Uruk) »

Mesh-ki-ang-gasher de E-ana, fils de Utu, avança loin dans la mer et disparu : 324 ans
Enmerkar, qui fonda Unug : 420 ans
Lugalbanda de Unug, le berger : 1200 ans
Dumuzid de Unug, le pêcheur : 100 ans. Captura a En-Me-Barage-Si de Kish.
Gilgamesh, seigneur de Kulaba: 126 ans. (vers 2650 av J-C.)
Ur-Nungal de Unug: 30 ans
Udul-Kalama de Unug: 15 ans
A-Ba’shum de Unug: 9 ans
En-Nun-Tarah-Ana de Unug: 8 ans
Mesh-He de Unug: 36 ans
Melem-Ana de Unug: 6 ans
Lugal-Kitun de Unug: 36 ans

Avons-nous vraiment affaire à une forme de symbolique codifiée ?

Tous ces illustres patriarches avaient-ils du sang divin dans leurs veines ?

Y a-t-il eu une dissolution du sang divin au cours des âges ?

Leurs ancêtres étaient-ils véritablement des dieux ?


La Table d’Emeraude et des connaissances secrètes

La Table d’Emeraude est l’un des textes les plus connus de la tradition Esotérique et Alchimique.

Selon la tradition, cette tablette gravée dans une Emeraude aurait été retrouvée dans le tombeau d’Hermès Trismégiste, le père fondateur Grec des pratiques Alchimiques. Cela ne veut pas dire d’ailleurs, que ce soit lui qui soit l’auteur de ce texte, mais il l’a assurément exploité très largement.

Comme beaucoup de penseurs et de philosophes grecs, les sources d’inspirations, pour ne pas dire les sources d’informations, venaient très souvent d’Egypte.

Le Grand Hermès Trismégiste

Pour beaucoup, les contenus de la Table d’Emeraude auraient été rédigé par Thot (Grand dieu Egyptien des connaissances). Certains pensent même qu’Hermès Trismégiste et Thot seraient la même personne.

Le Grand Thot, dieu Egyptien des connaissances

Le contenu est construit seulement autour de douze formules d’expression alchimique qui ont donné des maux de tête à tous ceux qui ont essayé de percer le mystère de cette tablette de pierre précieuse, ou d’argile, car on n’est pas sûr qu’elle était en Emeraude.

En effet, l’Emeraude est très symbolique, elle représente les connaissances secrètes, et, à part les dires du Grand Hermès, on n’en a aucune autre preuve.

Edition originale du texte latin de la tabula smaragdina : La Table d’émeraude d’Hermès Trismégiste sur l’alchimie, par un traducteur inconnu

Mais le plus important est son contenu, et le fait que ces enseignements précieux soient arrivés jusqu’à nous, est un privilège à méditer avec humilité, amour et sagesse.

Table d’émeraude – Traduction française de la « vulgate » latine (XVIe siècle) :

« I – Il est vrai sans mensonge, certain & très véritable.

II – Ce qui est en bas, est comme ce qui est en haut : & ce qui est en haut, est comme ce qui est en bas, pour faire les miracles d’une seule chose.

III – Et comme toutes les choses ont été, & sont venues d’un, par la méditation d’un : ainsi toutes les choses ont été nées de cette chose unique, par adaptation.

IV – Le soleil en est le père, la lune est sa mère, le vent l’a porté dans son ventre ; la terre est sa nourrice.

Le soleil en est le père, la lune est sa mère

V – Le père de tout le telesme de tout le monde est ici. Sa force ou puissance est entière,

VI – si elle est convertie en terre.

VII – Tu sépareras la terre du feu, le subtil de l’épais doucement, avec grande industrie.

VIII – Il monte de la terre au ciel, & derechef il descend en terre, & il reçoit la force des choses supérieures & inférieures. Tu auras par ce moyen la gloire de tout le monde ; & pour cela toute obscurité s’enfuira de toi.

IX – C’est la force forte de toute force : car elle vaincra toute chose subtile, & pénétrera toute chose solide.

X – Ainsi le monde a été créé.

XI – De ceci seront & sortiront d’admirables adaptations, desquelles le moyen en est ici.

XII – C’est pourquoi j’ai été appelé Hermès Trismégiste, ayant les trois parties de la philosophie de tout le monde. Ce que j’ai dit de l’opération du soleil est accompli, & parachevé. »

La deuxième formule est certainement la plus connue, et nous sommes tout juste en train de découvrir, à notre époque, l’étendue phénoménale de cette simple phrase.

Macrocosme et Microcosme

(Voir : Connaissances Oubliées de la table d’Emeraude)

Je tiens à mettre en évidence la douzième formule, qui évoque assez clairement, que le nom d’Hermès Trismégiste est donné après une certaine reconnaissance, celle d’avoir en sa possession les trois parties de la philosophie du monde, ou des mondes. Il avait donc un autre nom avant.

D’ailleurs « Trismégiste » vient de la racine « Tris », donc trois. En extrapolant un peu, mais çà n’engage que moi, « mégiste » n’est pas très éloigné de « magiste » ou « mage ». Les mages ont toujours été considérés comme des philosophes, dont le mot vient de « sagesse ». C’est de là que vient le nom de la « pierre philosophale » ou « Pierre des philosophes ».

la recherche du Grand Œuvre universel : L’amour, la sagesse et la connaissance

Il est clair que les autres formules sont dédiées à l’Alchimie, et à la manipulation des éléments pour obtenir quelque chose ; peut être la pierre philosophale, le Grand Œuvre. Mais à quelle Alchimie ce texte fait-il référence ? A celui de la maîtrise de la matière, du mental ou de l’esprit ? Est-il une simple recette pour transformer du plomb en Or ?

(Voir Article : Pierre Feu Or et Eternité)

Il y a fort à parier que les sages enseignements divulgués ici sont dix mille fois plus ambitieux et plus subtils, cherchant à viser un Grand Œuvre de toute autre nature.

A l’évidence, le résultat que l’étudiant obtiendra, sera proportionnel à l’angle de vue qu’il utilisera ; vaste et sans limite, ou au contraire ridiculement étriqué.


L’harmonie d’Or

On l’appel le nombre d’Or, Phi, la divine proportion, le nombre de l’harmonie universelle ou de la création. Mais pourquoi autant de respect sacré, reconnu par toutes les civilisations, à toutes les époques, autour d’un simple chiffre ; =  (1+√5) ÷ 2  ≈  1,6180339887…

L’utilisation de ce chiffre est très ancienne, elle a même peut être été toujours utilisée consciemment ou inconsciemment, depuis que l’homme observe son environnement.

Léonard de Vinci, l’un des plus grands génies de tous les temps, a été le premier à mettre en évidence les proportions idéales et harmonieuses du corps humain, grâce à ses illustrations reprises dans le livre de Luca Pacioli dénommé « La divine proportion », au 15ème siècle. L’intérêt de ce nombre, d’après Luca Pacioli, ne réside pas tant dans ses propriétés mathématiques que mystiques, elles « concordent avec les attributs qui appartiennent à Dieu… ». Pour les mathématiciens de l’époque, et encore maintenant, ce chiffre est irrationnel.

Pour Léonard de Vinci, c’est une clef d’Or qui ouvre les portes de la philosophie, la perspective, la peinture, la sculpture, l’architecture, la musique, les disciplines mathématiques et les hautes et très secrètes sciences de la vie.

Illustration de Léonard de Vinci (Le nombre d’Or dans le corps humain)

Le nombre d’or est une proportion que l’on retrouve dans tous les enseignements artistiques. Il existe une sorte de convention appliquée par tous les artistes du monde et de toutes les époques, qui permet de structurer une œuvre de telle sorte qu’elle respecte des proportions, et des compositions idéales et harmonieuses. Tous les plus grands chefs d’œuvres de la création, reconnus comme étant d’une grande beauté, sont tous basés sur cette divine et majestueuse proportion.

Ce qui est incroyable, c’est que lorsqu’on ne respecte pas cette proportion idéale, la notion de beauté et d’agréable disparaît.

Force est de constater que le nombre d’Or est lié à la beauté et à l’harmonie, ou peut être l’inverse.

La naissance de vénus de Botticelli, construite avec la proportion d’Or

Au XVIIIème siècle, un mathématicien du nom de Leonardo Fibonacci, fit une expérience sur la croissance d’une population de lapin. Les résultats de cette expérience donnèrent une suite de nombre entier correspondante aux pairs de lapereaux engendrés au fils des mois. Cette suite de nombre sera nommée la suite de Fibonacci, et sa découverte est d’une importance capitale.

1, 1, 2, 3, 5, 8, 13, 21, 34, 55, 89, 144, 233, 377, 610, 987, 1597, 2584, 4181, etc …

L’enchainement harmonieux de la suite de Fibonacci

En effet, ce qui est surprenant est que cette suite est présente partout dans la nature. Elle décrit une trajectoire harmonieuse et constante, à partir d’un centre qui se déploie en spirale à l’infinie, comme un vortex. Pour obtenir les chiffres, rien de plus facile, il suffit d’additionner à chaque fois les 2 chiffres précédents. Quand on regarde la proportion de ses 2 chiffres qui permet de calculer le suivant, on s’aperçoit qu’ils correspondent étrangement à la proportion d’or.

Un puriste mathématicien soulignera, à juste titre, qu’au début de la suite de chiffre, cette proximité au nombre d’or est grossière, et ne correspond pas exactement à 1,6180339887…, mais plus les chiffres s’envolent, plus on se rapproche précisément du nombre d’or. Un pur hasard ?

Alors le hasard fait formidablement bien les choses, au point de flirter insolemment avec le surnaturel, ou le divin. La divine proportion porte bien son nom.

Le nombre d’Or dans la molécule d’ADN

Les dimensions de la molécule d’ADN sont également en rapport avec la suite de Fibonacci.

Le rapport entre sa longueur (34 angstroms) et sa largeur (21 angstroms) d’un cycle complet de la double hélice, est égal au nombre d’or.

L’ADN dans la cellule se présente comme une double hélice entrelacée. Cette forme a deux sillons dans ses spirales dans un rapport du nombre d’or entre grand et petit sillons respectivement environ 21 et 13 angstroms. Et on retrouve, comme par hasard, 3 chiffres clés : 13, 21, 34.

Visiblement, la proportion dorée est un modèle pour la nature, dans l’infiniment petit, comme dans l’infiniment grand. Pour s’en convaincre, nul besoin de formules scientifiques complexes, il suffit de contempler la beauté structurelle des quelques images qui suivent.

Cristaux de glace, une décomposition fractale

La suite de Fibonacci dans le cœur des fleurs

La plus belle représentation de la suite de Fibonacci

Déploiement des branches d’un arbre conformément à la suite de Fibonacci

Arbre ou delta d’un fleuve ?

La spirale de la suite de Fibonacci dans un cyclone

La spirale de la suite de Fibonacci dans une galaxie

La suite de Fibonacci semble fonctionner comme un accélérateur de création, une force qui s’autoalimente continuellement. Généré par une microscopique impulsion cosmique, les forces engendrées on parcourut l’univers depuis l’origine des temps, grandissant et créant des structures fractales (Voir article : La nature, notre déesse à tous) qui véhiculent l’énergie et le temps, à l’échelle de nos galaxies et au-delà, toujours attirées vers un équilibre unique, l’harmonie d’Or.


La magie des symboles

Depuis la nuit des temps, ou plutôt, depuis qu’il existe une intelligence sur terre, les symboles nous ont portés vers toujours plus de communication, et sans cesse, vers de nouvelles formes de pouvoirs et de consciences.

A partir du moment où l’homme a commencé à vouloir transmettre une expérience, influencer la nature ou les dieux, son premier geste a été de tracer quelques lignes pour représenter quelque chose de puissant et d’éternel. La naissance des religions sur terre a très certainement commencée à cet instant précis, quand l’homme a pris conscience de son pouvoir en dessinant un simple symbole (Voir article : La magie, la religion et l’art préhistorique).

Par la suite, les idées et les représentations de ces premiers tracés ont formés les premières écritures. Il ne faut pas oublier qu’avant de devenir des lettres qui composent des mots, chaque symbole était avant tout une image, un symbole avec une signification particulière.

Par exemple en écriture cunéiforme sumérienne, avant de devenir un ensemble de petites marques en forme de clou, les symboles étaient des animaux ou des objets qui ce sont transformées, simplifié pour écrire plus vite, et pour prendre le moins de place possible sur les petites tablettes d’argiles.

Mais le plus important, c’est que l’essence même de l’image d’origine est restée, et a été véhiculée pendant sa transformation.

Evolution de l’écriture Cunéiforme Sumérienne

Les exemples les plus significatifs sont bien évidement les hiéroglyphes Égyptiens, qui représentent clairement une identité visuelle, un animal, un objet ou une action, et qui au fil du temps on donné le Copte, le hiératique, le Démotique et plus tard les signes arabes.

Mais à la base, tout part d’un symbole, d’un alphabet visuel.

Evolution de l’écriture hiéroglyphique Égyptienne

Très vite, la combinaison d’utilisation des symboles dans l’écriture, est devenue multiple et permettait d’exprimer plusieurs niveaux de langage. Dans l’écriture Egyptienne il existait 3 niveaux de compréhension.

Le premier niveau est le plus simple, c’est la traduction littéral des symboles en consone (car les voyelles n’étaient pas utilisées), et donc en mots et en phrase, c’est le niveau que Champollion à réussit à traduire en 1821, grâce à la pierre de rosette, qui présentait un texte en 3 langues, l’Egyptien Hiéroglyphique, le Démotique et le Grec.

Le deuxième niveau, quand à lui, requière une bonne connaissance de la culture de l’époque, qui utilise la symbolique des images de chaque Hiéroglyphe, ce qui est beaucoup plus délicat, car les images de l’ancienne Egypte n’ont pas le même sens à notre époque, étant donné que notre culture est radicalement différente. Seulement une partie de ce niveau nous est compréhensible aujourd’hui, grâce aux connaissances grandissantes des Egyptologues.

La céromonie de la fondation par la dame de la corde

Le troisième niveau est pour ainsi dire, inconnu, obscure, mystique, voir ésotérique. En fait, il utilise des significations cachées, sur des symboliques divines, composées par des ensembles de symboles, déterminé par leurs positions, leurs tailles, et beaucoup d’autres choses totalement inaccessibles dans l’état de nos connaissances actuelles, et que les Egyptologues croient faussement comprendre.

Toutes les civilisations possédant l’écriture on chercher à codifier leur langage et écrit, pour préserver leurs valeurs les plus sacrées, magiques et hermétiques, aux yeux des profanes, tout en garantissant une sauvegarde pour les individus initiés du présent et du futur.

Très tôt, les Leaders religieux, militaires et politiques ont compris le pouvoir fédérateur et concentrateur des symboles. Un étendard ou un drapeau par exemple, suffit à motiver et à unifier une force coordonnées de milliers, voir de millions de personnes, vers une même direction.

Tout le monde se concentre sur une image unique qui renvois à toutes les valeurs qu’elles représentent, aux quelles ont adhère ou au contraire, on rejette.

Emblème de Richard Coeur de Lion (A gauche), Emblème d’Hitler (A droite)

Voici un exemple : En regardant ces 2 symboles, la distinction est immédiate. Le cortège de sensation, d’émotions ou de convictions que ces images véhiculent, est très profond.

A gauche, le sentiment de vaillance, courage, force, la royauté, l’Angleterre, un roi et un peuple juste etc…

A droite, la guerre, la dictature, les militaires dans leurs pires aspects,  les crimes contre l’humanité, etc…

Il a fallut une fraction de seconde pour faire remonter instantanément toutes ses descriptions dans notre tête, et d’une façon complètement inconsciente. Si on interrogeait le monde entier, ayant accès à la culture occidentale, plus de 90% répondrait exactement la même chose, avec les mêmes descriptions, surtout pour la croix gammée qui à laissé beaucoup plus de trace dans le monde.

Mais, il existe d’autres symboles, étant à l’origine de toutes les cultures du monde, les racines communes de nos actions et pensées inconscientes, c’est ce qu’on appel l’inconscient collectif, qui remonte à la nuit des temps, et aux origines des premiers symboles.

En d’autre terme, c’est une mémoire ou matrice collective titanesques auquel chaque individu à accès d’une façon inconsciente.

On peut même se demander très sérieusement, si finalement notre liberté de penser n’est pas fortement altéré par cette matrice. Effectivement, les premiers à avoir compris cette évidence, sont nos Leader religieux, militaires et politiques, qui en on abusés très largement depuis toujours, et encore plus maintenant. Si on comprend le mécanisme général, on peut influencer et manipuler les comportements de masse. Sauf, qu’heureusement, il ne le maîtrise pas complètement.

Pentacle

Nos ancêtres en savaient certainement beaucoup plus à ce sujet. Ce qu’une image déclenche en nous est inimaginable, car elle passe par notre inconscient, donc elle agit sur notre inconscience personnel, puis sur notre conscience, sans passer par l’intellect. La majorité de nos actes ne passe pas par notre conscience intellectuelle. Pour s’en convaincre, il suffit d’imaginer le temps passé dans une journée, à essayer de maîtriser les idées et sentiments qui vagabondent dans notre esprit en permanence.

Pentacle, Charmes et Envoutements

Quand on arrive à comprendre et à maîtriser ce réseau de déclencheur sur l’inconscient, on accède à un véritable pouvoir magique sur les autres.

Talisman Universel

Et que sont, les talismans et pentacles des mages, les mandalas des moines tibétains ou les charmes et envoutements des sorcières, si se n’est pas une maîtrise parfaite d’une structure symbolique activant un ensemble de déclencheur pour manipuler finalement l’inconscient des individus ?

Mandala méditatif et éphémère des tibétains