Le mythe des mondes souterrains

Le mythe des mondes souterrains - Olivier Fargin

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Dans la littérature Sumérienne, l’Abzu est le monde souterrain, un endroit où se rejoignent les eaux souterraines. Abzu ou Apsû est aussi traduit par l’Abysse ou l’Abîme du monde, et est souvent assimilé au dieu des abysses. Sa décomposition en Sumérienne est AB-ZU où AB signifie « trou, ouverture et père », et ZU signifie « Connaissance, sagesse et savoir », ce qui donne « le trou de la connaissance (ou du savoir) » ou encore « la sagesse du père ». Dans la mythologie sumérienne, l’Abzu est la demeure du dieu Enki-Ea, et il est considéré comme la divinité de la sagesse et père de l’humanité.

l’Abzu, monde des Abysses, où se rejoignent les eaux souterraines

« L’apsû (ou abzu en Sumérien) est le nom du dieu de l’océan souterrain d’eau douce dans la mythologie sumérienne et akkadienne. Selon cette croyance, les lacs, sources, rivières, puits et autres
points d’eau douce découlent tous d’Apsû.

Le dieu Sumérien Enki (Ea en Akkadien) commença à vivre dans les eaux d’Apsû avant même que les êtres humains voient le jour. Sa femme Ninhursag, sa mère Nammu et une variété de créatures subordonnées y résident également. » (Source Wikipédia)

Curieusement, on retrouve ces mêmes fonctions chez Osiris. Il est considéré comme le seigneur de la Douât.

« La Douât est le lieu de séjour de Rê pendant les heures de la nuit. Par analogie, il s’agit du séjour des défunts après leur mort, en attendant qu’ils ressuscitent en même temps que le Soleil. Il s’agit d’un monde d’épreuves, divisé en douze heures. » (Source Wikipédia)

Le voyage nocturne de Rê dans la Douât

Comme l’Abzu, la Douât était le monde d’en bas, elle était le Nil souterrain. C’est pour cela que cet endroit est souvent associé au monde des morts, mais cela n’a certainement rien à voir, le monde d’en bas, des souterrains et des Abysses, avait très probablement une réelle existence. Beaucoup de légendes et croyances racontent qu’il existe un immense réseau de galeries secrètes sous le plateau de Gizeh, qui permettrait d’atteindre le monde d’en bas.

Dans la mythologie Grec, Hadès et Héphaïstos, règnent sur les enfers et le
monde d’en bas
. Hadès est gouverneur du Tartare, l’endroit le plus bas du monde souterrain, la prison des Titans.

« Dans la mythologie archaïque, Tartare est une divinité primordiale issue du Chaos. Il personnifie le Tartare, l’endroit le plus bas du monde souterrain : la distance du Tartare jusqu’à la terre était égale à celle qui sépare les cieux de la terre selon les Anciens. Il soutient en outre les fondements des terres et des mers. » (Source Wikipédia)

Le Tartare, l’endroit le plus bas du monde souterrain, le domaine d’Hadès

Dans la mythologie celtique, en Irlande, les Tuatha Dé Dânann sont des dieux, des déesses, des héros, des magiciennes qui maîtrisent le druidisme, le savoir et les Arts. Mais ils finissent par se réfugier dans le monde souterrain du Sidh (L’autre monde), pour échapper aux Milesiens (les premiers humains à avoir débarqué sur l’île).

Beaucoup de mythologies anciennes relatent l’existence d’un monde souterrain, et contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, ces lieux ne sont pas forcément dominés par des êtres maléfiques. Ils possèdent des connaissances secrètes impressionnantes, et sont souvent prêts à aider l’humanité.

Les mondes souterrains regorgent de secrets extraordinaires

Par exemple, dans l’épopée de Gilgamesh (le héro de la mythologie Sumérien), celui-ci raconte qu’il rendit visite à Utnapishtim, dans les entrailles de la terre, pour chercher la connaissance et l’aider à trouver l’immortalité.

(Voir article : La quête de l’immortalité)

Il est intéressant de noter que le père des Rosicruciens (la société secrète des Rose-Croix), Christian Rosenkreutz, était censé avoir découvert la connaissance secrète sous terre.

Mais si ces mondes existent réellement, en dehors des légendes, mythes et contes de fées, il doit bien exister encore quelques traces de constructions souterraines, des entrées qui mènent peut être encore vers les entrailles de la terre.

Il existe un superbe exemple de construction souterraine en Turquie, les restes d’un village (Derinkuyu, anciennement Méligud (Melegüp).

Village souterrain en Turquie (Derinkuyu, anciennement Méligud (Melegüp)

Sa taille est impressionnante, et le nombre de niveau est incroyable. L’ensemble des galeries pouvait abriter jusqu’à 50 000 personnes, mais étaient conçus pour accueillir 10 000 personnes en moyenne pour de longues durées. L’archéologue et historien Omer Demir, qui a travaillé sur ce site, pense que certaines partie daterait de la fin du Paléolithique (9500 à 9000 ans av JC). Ce qui est surprenant, c’est que les plus anciens niveaux font près de 2,10 mètres de haut, alors que les parties récentes sont moins hautes. L’ensemble du réseau n’aurait d’ailleurs pas été complètement découvert.

Les galeries de Derinkuyu pouvait abriter jusqu’à 50 000 personnes

Les souterrains de l’île de Malte sont aussi très impressionnants, et on raconte que plusieurs personnes y auraient disparu mystérieusement. Le gouvernement de l’île à condamné plusieurs accès par sécurité, mais les travaux d’exploration s’avèrent absolument gigantesques. Beaucoup affirment que ces galeries plongeraient très loin dans les entrailles de la terre, jusqu’à rejoindre les côtes Siciliennes et même le continent africain.

Galeries souterrains de l’île de Malte

Ces constructions ne sont pas isolées, il en existe d’autres, dont énormément sont encore à découvrir, sans l’ombre d’un doute. Mais cela prouve qu’il est tout à fait envisageable d’imaginer, qu’il existe infiniment plus de structures souterraines que nous ne le pensons.

Mais tout cela n’est rien comparé à ce qu’aurait découvert l’amiral Richard Evelyn BYRD, en 1926 en explorant le Pôle Nord. Grand Chancelier de l’Ordre de la Fayette et de la Croix du Mérite, secrétaire perpétuel de l’Académie Fédérale de la Marine et des Sciences, il aurait vécu une aventure tout à fait exceptionnelle, la découverte de l’entrée d’un monde à l’intérieur de la terre. Une véritable aventure à la Jules Verne. La terre serait-elle creuse ?

Rappelons-nous du trou de la connaissance traduit du sumérien AB-ZU (Voir en début de texte) !

La terre serait-elle creuse ?

D’après un article de Jean Brun de l’hebdomadaire Nostra du n° 425 de la semaine du 29 Juin au 4 Juillet 1980 :

« Byrd, accompagné d’un capitaine de vaisseau et de deux quartiers-maîtres, marchaient depuis des heures sur la banquise, escaladant les moutonnements chaotiques des glaces éternelles, dévalant de dangereux à-pics plus périlleux qu’un rocher vertical. Et soudain, du haut de la falaise blanche où l’expédition était parvenue au prix de mille dangers, ils découvrirent un spectacle inoubliable. Sous leurs yeux médusés s’étendait une longue vallée étroite et profonde couverte d’une végétation luxuriante et apparemment baignée d’un chaud soleil permanent. Une véritable oasis de vie au milieu du grand désert de glace.

D’un geste machinal, Richard Byrd consulta son thermomètre: – 58°! Son adjoint, le capitaine Fitin, nota sur le journal de marche: » Le 14 Juin 1926 à 74 m d’altitude à 12h 08 « . Les Quatre hommes se mirent à dérouler les échelles de corde pour rejoindre la merveilleuse prairie qui s’étendait à une centaine de mètres en contrebas au pied de la muraille de glace au sommet de laquelle ils se trouvaient.

Après une longue heure de descente, ils avaient changé de monde : une plaine où régnait une végétation prolifique et presque paradisiaque s’étalait devant eux. La chaleur douce et pénétrante (le thermomètre indiquait 19°8) les obligea à quitter leurs équipements d’explorateurs polaires. Sous leurs pieds, ils foulaient une herbe drue et grasse. A perte de vue, en croyant à peine leurs yeux, Byrd et ses compagnons apercevaient des petits ruisseaux coupant les herbages naturels, des lacs, des collines boisées. A 1500 m environ, ils virent une tache brune qui se déplaçait lentement. Jumelles braquées, Richard Byrd observa un animal massif au pelage brun qui entra dans un fourré. Un animal qui ressemblait étrangement à un mammouth.

Le voyage au centre de la terre de Jules Verne

Hélas! il fallait borner là, l’exploration de ce jour. La fatigue de chacun, le manque de vivres, l’épuisement des accumulateurs de radios faisaient un devoir au chef du détachement d’ordonner sans perdre un instant le retour au campement de base.

Après avoir repris quelques forces et renouvelé leurs équipements, Byrd et ses compagnons prirent (à nouveau) la route pour tenter de retrouver ce qu’ils appelaient entre eux le « paradis perdu ». Malheureusement, il leur fut impossible de retrouver la vallée. Située pratiquement à quelques kilomètres du pôle géographique, il avait été impossible au capitaine Fitin d’en effectuer le relevé des coordonnées topographiques. Sous leurs yeux médusés s’étendait une longue vallée étroite et profonde couverte d’une végétation luxuriante et apparemment baignée d’un chaud soleil permanent, une véritable oasis de vie au milieu du grand désert de glace. »

Représentation de la Terre, selon la théorie de la terre creuse

Cette histoire rappelle la fameuse légende Tibétaine de L’Agharta, Agarttha ou Agarthi. Elle parle d’un royaume souterrain paradisiaque, relié aux quatre coins du monde par un réseau de galeries gigantesque. La légende raconte que ce monde idéal serait en possession de connaissances technologiques secrètes qui nous dépassent, et de pouvoirs extraordinaires susceptibles de sauver un jour l’humanité. Ce lieu serait dirigé par le « Roi du monde », l’homme le plus puissant et sage qui soit, depuis sa splendide cité de Shamballah.

Le royaume de l’Agartha et sa ville Shamballah : Une pure légende ?

Bien sûr, tout ça paraît complètement incroyable et fantaisiste, n’ayons pas peur des mots ; de la science fiction. Mais il ne faut jamais oublier qu’il existe toujours une part de vérité dans chaque légende, sinon elles ne vivraient pas aussi longtemps dans notre inconscient collectif.

Le monde n’est pas toujours construit comme on le pense !

Alors, sauront-nous un jour si sous nos pieds, il existe un monde dont nous ne soupçonnons pas une seule seconde l’existence ?

Le royaume des mondes souterrains est-il véritablement une pure légende ?

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4 Réponses

  1. Ak

    Salut , j’aime ce que tu as dit donc en retour je te faire par de ma trouvaille.

    http://www.loveenki.com

    Ak

    9 janvier 2013 à 1 h 08 min

  2. Superbe article, vraiment !

    16 août 2014 à 11 h 32 min

  3. Exactement ce que je cherchais pour agrémenter mon blog. Merci, je copie le lien de cette rubrique dans l’espace réservé aux commentaires afin d’enrichir le contenu.

    8 mars 2015 à 3 h 59 min

  4. Pingback: December Blues – Le Journal de la Feuilletoniste

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